Bruxelles (SANA) – La propagation du virus Ebola en République démocratique du Congo et en Ouganda suscite une inquiétude internationale. Des centaines de cas ont été recensés. Les autorités sanitaires évoquent des difficultés à contenir l’épidémie en l’absence de traitement spécifique ou de vaccin contre la souche en circulation.
Selon le Centre régional d’information des Nations Unies (UNRIC), cette souche, connue sous le nom de « Bundibugyo », est une souche rare d’Ebola, susceptible de compliquer la réponse sanitaire.
Propagation rapide et difficulté de surveillance
Les premières données font état d’environ 600 cas suspects et d’au moins 139 décès liés à l’épidémie. Les équipes médicales estiment que ces chiffres pourraient être plus élevés en raison de l’accès difficile à certaines zones touchées en République démocratique du Congo.
Selon ces données, l’épidémie aurait débuté deux mois avant sa détection officielle, avec un intervalle de quatre semaines entre certains épisodes de contamination ayant favorisé la propagation du virus.
Le « patient zéro » n’a pas été identifié. Le retard de diagnostic a compliqué le confinement dans des zones de conflits armés et de forts mouvements de population.
Mesures internationales pour contenir l’épidémie
En l’absence de vaccin spécifique à cette souche, des experts estiment qu’il pourrait falloir plusieurs mois pour développer un vaccin efficace.
L’Ouganda a renforcé ses mesures sanitaires, notamment le dépistage et la surveillance. Aux États-Unis, des restrictions de voyage ont été imposées aux personnes en provenance de la République démocratique du Congo, de l’Ouganda et de certains pays voisins. Le niveau d’alerte a été relevé à quatre (voyages interdits) dans certaines régions.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a exprimé son inquiétude face à l’épidémie de virus Ebola au Congo et en Ouganda. Elle a confirmé qu’elle constitue un « état d’urgence de santé publique de dimension internationale », tout en maintenant un risque mondial faible.
Le virus Ebola a été identifié pour la première fois en 1976. Le monde a connu plusieurs épidémies, dont celle survenue en Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016, qui a fait plus de 11 000 morts.
A.H. / L.A.