Vienne, (SANA) Les activités de la douzième édition du Salon du livre arabe ont débuté hier, dans la capitale autrichienne Vienne. L’événement, organisé par la bibliothèque européenne Sukoon, s’inscrit dans la vingt‑septième édition du salon au niveau national, avec la participation de maisons d’édition arabes et une présence remarquable de membres de la communauté syrienne et arabe.
Le salon constitue un espace culturel essentiel pour les expatriés, mettant en valeur l’importance de préserver la langue arabe à l’étranger, en tant que pilier de l’identité et de l’appartenance, et vecteur de transmission des valeurs culturelles, historiques et civilisationnelles aux générations nées loin de leur pays d’origine.
L’événement propose une large sélection d’ouvrages littéraires, intellectuels, historiques et scientifiques, ainsi que des publications destinées aux enfants et aux jeunes, afin de renforcer leur lien avec leur langue maternelle et d’encourager la lecture en arabe.
Forte présence syrienne et intérêt pour la mémoire nationale
Les stands consacrés aux livres historiques et politiques ont attiré un large public, notamment les ouvrages documentant l’histoire de la Syrie et les transformations vécues au cours des quatorze dernières années, avant et après la libération. Cet intérêt reflète la volonté des Syriens à l’étranger de maintenir leur lien avec l’histoire de leur pays et de suivre l’évolution du processus national.
L’organisateur du salon Ammar Attar, a souligné dans une déclaration à SANA la forte participation de la communauté syrienne cette année, affirmant que l’événement est devenu un rendez‑vous culturel annuel attendu par les amateurs du livre arabe. Il a précisé que les ouvrages consacrés à l’histoire contemporaine de la Syrie ont suscité un vif intérêt en raison de leur rôle dans la préservation de la mémoire nationale.
Attar a également indiqué qu’un espace complet a été dédié aux livres pour enfants et aux outils pédagogiques destinés à l’enseignement de l’arabe, en raison des difficultés rencontrées par de nombreux enfants à l’étranger, qui utilisent principalement les langues européennes dans leurs études et leur vie quotidienne.
La langue arabe… identité et appartenance
Rim Moussa, originaire d’Idleb, a affirmé que le salon est devenu un rendez‑vous culturel important pour les Syriens et les Arabes en Autriche. Elle a déclaré que la langue arabe n’est pas seulement un moyen de communication, mais une part essentielle de notre identité culturelle et civilisationnelle, qu’il est indispensable de préserver et de transmettre à nos enfants à l’étranger.
Elle a ajouté que la diversité des ouvrages exposés fait du salon une destination culturelle pour toutes les tranches d’âge, soulignant l’attachement des Syriens à ce type d’événements pour maintenir leur lien avec leurs racines culturelles.
Une affluence croissante qui confirme la place du livre arabe
Le salon connaît une fréquentation croissante de la part des communautés arabes, confirmant la présence continue de la langue arabe dans les sociétés européennes et son rôle dans le renforcement du lien intergénérationnel et de la connexion culturelle avec le pays d’origine, contribuant ainsi à préserver l’identité de l’effacement.
Le succès renouvelé du salon d’année en année montre que le livre arabe conserve sa place auprès des expatriés, non seulement comme source de savoir, mais aussi comme porteur de mémoire, d’identité et comme pont reliant le passé au présent.





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