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Agence Arabe Syrienne de Presse (SANA) > Dernières nouvelles > Culture > Le mesaharati à Damas, un rituel ramadanesque ancré dans la mémoire syrienne

Le mesaharati à Damas, un rituel ramadanesque ancré dans la mémoire syrienne

Publié: 2026/03/04 8:01 PM
Mis à jour: 2026/03/04 8:04 PM
Le mesaharati a Damas un rituel ramadanesque ancre dans la memoire syrienne Agence Arabe Syrienne de Presse (SANA)
Le mesaharati à Damas,

Damas, (SANA) Le mesaharati à Damas n’était pas seulement un passant réveillant les dormeurs avant l’aube, mais une figure qui a inspiré les historiens et éveillé la nostalgie des écrivains, qui ont consigné sa présence dans leurs ouvrages comme l’un des symboles de la ville durant le mois de Ramadan.

Avec le rythme léger du tambour et les appels « Ya Nayem Wahed al-Dayim » (« Ô dormeur, unifie l’Éternel »), l’image du mesaharati s’est gravée dans la mémoire chamie. Écrivains et chercheurs y voient l’expression d’un esprit de solidarité et de convivialité caractérisant les quartiers de la vieille Damas.

Dans les livres d’histoire… une coutume enracinée dans le tissu de la ville

Les sources historiques confirment la présence du mesaharati dans la vie damascène depuis des siècles. L’historien Muhammad Kurd Ali mentionne, dans le sixième volume de Khitat al-Sham, les rituels du Ramadan à Damas, dont la tournée du mesaharati dans les quartiers pour réveiller les habitants au sahur, une coutume sociale profondément enracinée dans le tissu de la ville.

Dans le domaine littéraire, l’écrivain Ali al-Tantawi a ravivé, dans son livre Dhikrayat (Mémoires), l’atmosphère du Ramadan damascène. Il s’arrête sur l’image du mesaharati parcourant les ruelles avec son tambour, scène incarnant l’esprit de convivialité entre voisins et reflétant la nature de la société damascène pendant le Ramadan, où sa voix devient un rendez-vous quotidien réunissant les gens autour de la table du sahur.

1 12 Agence Arabe Syrienne de Presse (SANA)

Consigner les détails du métier

L’historien Dr Chaker Mustafa dresse, dans son étude publiée dans la revue koweïtienne Al-Arabi, un tableau vibrant du mesaharati à Damas. Il écrit que, la première nuit de Ramadan, les dormeurs entendaient, dans le dernier tiers de la nuit, le tambour et celui qui les appelait au réveil. Lorsque la ville était petite, un seul tambour suffisait pour le sahur ; mais en grandissant, il s’est divisé en plusieurs petits tambours frappés par les mesaharatis dans les ruelles et quartiers.

Avant l’apparition des réveils, les gens avaient besoin de quelqu’un pour les éveiller au sahur. Damas comptait alors près de soixante-quinze mesaharatis qui emplissaient la nuit de tambourinades, chants et appels. Le mesaharati se divertissait en chantant ou s’aidait du chant pour supporter le froid et l’obscurité, frappant aux portes et appelant les habitants par leurs noms. Il pouvait aussi réciter, en revenant de sa tournée, quelques louanges prophétiques.

Selon Mustafa, le mesaharati n’était pas un volontaire : c’était un métier doté d’un système propre et d’une rémunération valable un mois par an, réservé à des familles spécialisées. Il existait une chefferie avec un cheikh al-kâr dont la fonction était héréditaire et qui recevait son salaire des membres du métier. Les mesaharatis se réunissaient auprès de lui avant la fin de la seconde moitié de Chaabane pour répartir les « matafât » (zones) entre eux ou en louer la tournée, en plus de régler les différends. Le métier comptait aussi un naqib chargé de l’inspection et un chaouich chargé de la liaison entre les mesaharatis et le cheikh al-kâr.

Quant à la rémunération du mesaharati, il la recevait quotidiennement avant l’iftar des maisons qu’il visitait la nuit : on lui offrait des plats mêlant feuilles de vigne farcies, viande, salades et douceurs. Les enfants le taquinaient parfois avec des comptines sur « Abou Tabla ». Malgré cela, le mesaharati oubliait, à la fin du mois, toute fatigue et froid nocturne lorsqu’il recevait « l’eïdiya » que le chef de famille lui offrait le premier jour de l’Aïd, selon Mustafa.

Une image persistante entre nostalgie et continuité du rituel

Malgré la généralisation des réveils électroniques et des moyens modernes de communication, la figure du mesaharati demeure présente dans certains quartiers de Damas et des villes du Levant, où les habitants tiennent à l’accueillir et à l’honorer à la fin du mois, dans une tradition exprimant leur gratitude pour son rôle symbolique.

Le chercheur en patrimoine populaire Mazen Satout explique, dans une déclaration à SANA, que le métier de mesaharati constitue un modèle vivant de la continuité de l’héritage culturel syrien. Il précise que cette figure a évolué au fil du temps dans sa forme et ses outils, sans perdre sa symbolique liée à la solidarité sociale et à l’identité locale.

Satout souligne que le sahur constituait un axe social important dans la vie ramadanesque, les familles se réunissant avant l’aube autour d’une même table. Le mesaharati confère à ce rituel une dimension temporelle et spirituelle, en tant que « messager de l’aube » et voix de la communauté dans le quartier.

Ainsi, le mesaharati à Damas demeure, comme l’ont vu les écrivains et consigné les historiens, bien plus qu’un simple réveil humain : un rituel qui préserve la mémoire des quartiers chamis et confirme que le patrimoine, quels que soient les changements du temps, reste capable de survivre dans la conscience collective.

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M.Ch.

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