Damas, (SANA) À la clôture des activités du salon international du livre de Damas hier soir, le coin « Le mur des aveux» s’est distingué comme l’une des initiatives marquantes qui ont accompagné ses activités, après sa transformation en un espace ouvert où les visiteurs pouvaient exprimer librement leurs pensées et leurs sentiments.
Le coin, qui a attiré l’attention des visiteurs du salon, était rempli de phrases d’espoir, de confessions personnelles, de souhaits et de réflexions, écrites en arabe et en anglais. Une scène qui incarnait l’esprit du salon en tant qu’espace de connaissance, de dialogue et d’ouverture.
Ainsi, la lecture n’était plus un acte individuel et silencieux, mais s’étendait à une participation vivante dans la création du sens.
Dans une déclaration à la correspondante de SANA, l’initiatrice du projet, Amal Aricha, a expliqué que l’idée repose sur le recyclage culturel, en réutilisant des feuilles déjà consommées et en les transformant en une œuvre artistique au sein du salon. Une démarche qui donne la vie à des matériaux négligés et incarne la symbolique du papier en tant que premier réceptacle du savoir.
« La diversité des couches de papier symbolise la multiplicité des sources de connaissance, et confirme que ce mur avait transformé la lecture d’une expérience individuelle en une état d’interaction où le visiteur devient partenaire dans l’expression. », a-t-elle ajouté.
Voix du mur… Messages du cœur
L’étudiant Aghyad Bani Marjah a indiqué que sa participation part de son sentiment que le mur constitue un espace d’expression sans crainte.
Il a souligné la forte interaction des visiteurs de tous les âges et appelé à élargir les initiatives qui offrent aux jeunes un espace d’expression responsable.
Quant au visiteur Mohammad Tarek, il a écrit que la lecture transforme l’être humain, affirmant que le salon permet de découvrir de nouvelles expériences et de idées, tout en saluant la diversité des titres et l’affluence vers les stands culturels.
Il a également insisté sur l’importance de soutenir les activités qui encouragent la lecture.
À la clôture du salon, le coin « Mur des aveux » demeure le témoin d’une période où les Syriens ont trouvé dans le livre un espace pour penser, rêver et écrire… sans restriction ni peur.






W.H./ L.Arfi
