Damas ,( SANA) La plasticienne syrienne Samar Al-Helou développe la gravure et l’impression pour devenir une sorte d’expression qui combine la technique, le matériau et la réflexion contemporaine.
Dans cette perspective s’inscrit l’expérience de l’artiste plasticienne Samar Al-Hallou, qui a choisi le graphisme (gravure et impression) comme moyen d’expression, où les métaux durs, le bois et la pierre se transforment en supports vibrants de vie et de mémoire.
Graphisme : l’art de la gravure entre racines et technique
Dans un entretien avec l’agence SANA, Samar Al-Hallou considère que la gravure est une forme d’art plastique qui consiste à inciser ou graver des lignes et des dessins sur différentes surfaces, comme le cuivre ou le bois, lesquelles servent ensuite à imprimer l’œuvre sur papier.
Elle a souligné que cet art exige une grande précision et beaucoup de patience. Il s’agit d’un art très ancien, utilisé autrefois pour l’impression d’images et de livres, avant d’évoluer pour devenir un art autonome possédant ses propres styles et techniques.
Diversité des matériaux et construction de l’expérience visuelle
L’expérience de Samar Al-Hallou ne se limite pas aux métaux : elle s’étend également à la manipulation de blocs de pierre et de bois, en plus du cuivre et du zinc. Cela exige d’elle une combinaison simultanée de force, de précision et de prudence. Cette diversité de matériaux lui permet de produire des œuvres aux multiples caractéristiques, où la plaque gravée devient un support d’impression capable de transmettre des détails précis et des nuances variées.
L’art comme discours : la femme, le symbole et la société
Les œuvres de Samar Al-Hallou reflètent un langage particulier qui peut sembler énigmatique au premier abord, mais qui recèle en profondeur des récits et des significations se dévoilant à travers la contemplation. Elles font émerger un discours visuel reliant l’expérience individuelle à la réalité sociale.
Entre gravure et art numérique : une approche esthétique et philosophique
Samar Al-Hallou s’arrête sur les défis imposés par l’ère numérique, où les outils de dessin traditionnels se sont transformés en icônes sur les écrans et où la réalisation d’une œuvre artistique est devenue plus rapide et plus condensée. Cependant, elle affirme que l’expérience manuelle reste la plus capable de transmettre l’esprit de l’artiste, en raison de l’effort et de l’interaction directe avec la matière.



W.H./R.B.