Damas, (SANA) Dr Hanan Al-Balkhi, députée de l’Assemblée du peuple, a affirmé que l’autonomisation des femmes et le renforcement de leur participation à la vie politique et à la prise de décision constituent un pilier fondamental du travail parlementaire.
« Ceci contribue à accroître leur présence à divers postes à responsabilité et à consolider leur rôle de partenaire active dans la construction de la nouvelle Syrie et l’élaboration des politiques publiques », a-t-elle dit dans une déclaration à SANA.
Elle a souligné que la situation actuelle exige la solidarité de tous les Syriens pour faire progresser le pays et lui permettre d’atteindre le niveau d’idéal auquel aspire tout Syrien libre et patriote.
Elle a fait savoir que le nombre de femmes à l’Assemblée, qui atteint désormais 22, reflète la diversité de la société syrienne et confirme la présence croissante des femmes dans l’institution législative ainsi que leur contribution aux débats sur la législation et les questions nationales.
L’implication des femmes dans le travail politique
Al-Balkhi a appelé les femmes à ne pas se concentrer uniquement sur les questions féminines, mais à s’engager activement dans le travail politique public, à faire l’expérience de la vie politique, à participer à la prise de décision et à contribuer au travail de l’Assemblée populaire et de ses comités, soulignant que les femmes sont des partenaires essentielles dans l’exercice de la responsabilité nationale et que leur rôle s’étend à diverses questions politiques, économiques et de développement.
« Le Haut Comité électoral tenait à renforcer la participation des femmes, ayant fixé un quota de 20 % dans les organes électoraux », a-t-elle indiqué, considérant que la nature de la société et les tendances politiques justifiaient des ajustements mineurs à ce quota.
Elle a mis l’accent sur l’importance d’élargir la participation des femmes à la vie publique et de consolider leur présence aux postes de décision.
La question des réfugiés est une question de société.
Concernant la question des réfugiés syriens, Al-Balkhi a expliqué qu’il s’agit d’un problème épineux et complexe touchant plus de 4 à 5 millions de personnes déplacées, et qu’il exige une participation active des femmes aux côtés des hommes pour aborder cette problématique comme un enjeu de société global.
Elle a souligné que l’un des principaux défis concerne les enfants réfugiés ayant grandi dans les pays d’accueil et ayant appris à parler des langues étrangères comme langue maternelle, ce qui affaiblit leurs compétences en arabe et constitue un obstacle à leur retour.
« Il est donc nécessaire de trouver des solutions, notamment par le biais des programmes scolaires et de l’environnement social en Syrie, et cette question devrait figurer parmi les priorités de l’Assemblée du peuple », a-t-elle estimé.
La présence des femmes syriennes dans la vie politique
Revenant sur l’importance de la présence des femmes syriennes dans la vie politique, Al-Balkhi a constaté que cela représente l’une des transformations importantes du travail parlementaire, car elle ne se limite plus à une représentation numérique, mais s’étend à une participation active aux discussions législatives et à la prise des décisions, ce qui améliore l’efficacité du fonctionnement institutionnel et consacre le principe de partenariat dans la gestion des affaires publiques.
Elle a souligné que le rôle des femmes dans le travail législatif et de contrôle au sein de l’Assemblée populaire est important, car il contribue à la discussion des projets de loi et à la présentation de visions qui reflètent les besoins des différentes catégories de la société, en plus à l’exercice d’un contrôle parlementaire et à la surveillance du fonctionnement des institutions publiques, ce qui renforce la transparence et consolide les principes de responsabilité.
L.Arfi