Damas, (SANA) Chaque année, début octobre, les oliveraies en Syrie s’animent avec l’arrivée de l’automne, marquant le début de la saison des récoltes, qui apportent des efforts, de joie, de bien et de traditions ancestrales, les récoltes s’y succèdent.
Dès les premières lueurs de l’aube, les familles se rendent aux oliveraies, chargées de paniers et d’outils de récolte. Les olives, aux couleurs automnales, pendent aux branches.
On étend un tissu sous les arbres, et les mains se mettent à cueillir les olives une à une. Certains utilisent de longs bâtons, d’autres les ramassent directement sur les bâches.
Rires et conversations emplissent l’air, accompagnant cette longue journée de travail qui s’étire jusqu’au coucher du soleil.
C’est ainsi que commence la saison des récoltes d’olives dans de nombreux villages syriens – une saison qui apporte non seulement les fruits de la récolte, mais aussi une histoire qui prend racine dans les oliveraies, porteuse de traditions et de souvenirs transmis de génération en génération.
Olives de Syrie : un trésor vert renouvelé chaque année
Le directeur du Bureau de l’olive au ministère de l’Agriculture, Mohammad Qawas, a estimé la production syrienne d’olives pour la saison en cours à environ 954 730 tonnes. Environ 20 % de cette production est destinée aux olives de table, tandis que près de 80 % est utilisée pour la production d’huile, avec un rendement attendu d’environ 190 946 tonnes d’huile d’olive, pour un taux de pressage de 25 %.
La superficie totale plantée d’oliviers en Syrie est d’environ 677 725 hectares, soit environ 101,5 millions d’arbres, dont environ 90,7 millions sont en production, faisant de l’olive l’une des cultures agricoles les plus importantes du pays.
La récolte des olives : une tradition familiale
Abu Mohammad, l’un des agriculteurs, raconte : « Notre journée commence tôt. La famille se réunit dans les champs, et chacun connaît sa tâche. Nous installons des bâches sous les arbres et commençons la cueillette, la récolte et le tri des olives. De temps en temps, nous nous arrêtons pour boire un café et manger ensemble. »
Parfois, les enfants participent aussi, faisant de la récolte un moment privilégié en famille où nous nous retrouvons, discutons et rions.
Malgré la fatigue, ces journées ont une saveur particulière car elles nous rassemblent autour de cette terre où nous nous retrouvons chaque saison.
Récolter à temps : la clé de la qualité
L’importance de la récolte ne se limite pas à la cueillette des olives; le moment choisi et la façon dont elles sont manipulées influent sur la qualité de l’huile obtenue.
Le ministère de l’Agriculture a adressé une circulaire à ses directions régionales précisant les dates de début de la récolte des olives pour la campagne agricole 2026 et l’ouverture des pressoirs, en fonction des conditions climatiques, des zones de production et des variétés d’olives de chaque région.
Le ministère a insisté sur la nécessité de tenir compte de la maturité des olives et de leur sensibilité aux conditions climatiques, tout en soulignant l’importance pour les agriculteurs de respecter les consignes de récolte afin de garantir un bon rendement d’huile d’olive de haute qualité.
Huile d’olive : Fruit d’un labeur saisonnier
À la fin de chaque journée de récolte, les caisses d’olives sont transportées au pressoir, marquant le début d’un nouveau chapitre de l’histoire qui aboutit à l’huile.
Chaque goutte de cette huile incarne le labeur de l’agriculteur, la générosité de la terre et tout ce qui s’y rattache : travail, dévouement et une ressource économique vitale qui soutient le produit national.



Walaa Hamadeh / L.A.




