Damas, (SANA) Le rapport annuel de l’Observatoire des armes à sous-munitions indique qu’en 2025, la Syrie avait enregistré le plus grand nombre de personnes tuées ou blessées par les restes d’armes à sous-munitions dans un seul pays, avec 68 cas sur 117 cas enregistrés dans le monde.
Le Réseau syrien pour les droits de l’homme a expliqué dans un communiqué lundi que ce qui était indiqué dans le rapport de l’Observatoire confirme le danger persistant posé par les restes de ces munitions aux civils, en dépit du fait qu’aucune nouvelle utilisation de ceux-ci n’ait été enregistrée en Syrie depuis la chute du régime déchu le 8 décembre 2024.
Le réseau précise que le rapport de l’Observatoire n’inclut pas la Syrie parmi les pays dans lesquels on pense ou soupçonne que l’utilisation de ces munitions au cours des années 2025 et 2026 a conduit à de nouvelles contaminations.
« Le calendrier prévu dans le rapport sur la Syrie clôturait la période de 2012 à 2024 » a souligné le réseau, assurant que la Syrie est un État non signataire de la Convention de 2008 sur les armes à sous-munitions et n’y est pas partie, mais a déjà participé en tant qu’observateur à certaines réunions de la Convention.
Selon le rapport, au moins 1 063 personnes tuées ou blessées à l’échelle mondiale par des armes à sous-munitions en 2025, et 946 cas, soit 89 % du total, se sont produits lors d’attaques menées avec des armes à sous-munitions, tandis que 117 cas, soit 11 %, étaient dus à des restes d’armes à sous-munitions, la Syrie a enregistré 68 de ces cas, soit environ 58 % du total mondial enregistré. C’est le nombre le plus élevé enregistré dans un pays au cours de l’année.
Le rapport fait savoir que les survivants dans les zones rurales en Syrie font face à des charges supplémentaires du fait des longues distances et des coûts élevés d’accès aux services, et que le manque d’investissement dans l’assistance aux victimes.
Le Réseau enfin appelle les pays donateurs et les Nations Unies à accroître leur soutien financier, logistique et technique pour les opérations d’enquête, de désinfection et de sensibilisation aux risques, ainsi que pour les services d’assistance aux victimes, y compris les soins d’urgence, la rééducation, les appareils d’assistance, soutien psychologique et social, et intégration économique.
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