Damas, (SANA) Le président de l’Autorité nationale pour la justice transitionnelle, Abdel Basset Abdel Latif, a signé un mémorandum d’entente avec l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ), visant à renforcer la coopération, à échanger les expertises et à soutenir le développement des capacités nationales liées au processus de justice transitionnelle.
la justice transitionnelle au cœur d’un dialogue syro-allemand
La signature du mémorandum a eu lieu lors d’une rencontre tenue au siège de l’Autorité à Damas, en présence de sa vice-présidente, Zahra Al-Barazi, et du directeur du département de réparation des préjudices, Ahmad Hazrouma. La délégation allemande comprenait le chargé d’affaires de l’ambassade d’Allemagne, Markus Hecken, Lia Kaufmann, du département politique, la cheffe du département de la coopération au développement de l’ambassade, ainsi que Kathrin Lüber, représentante du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement.
Renforcer les outils et les capacités de la justice transitionnelle
Les discussions ont porté sur les moyens de renforcer la coopération concrète au cours de la prochaine phase, ainsi que sur les domaines de travail commun susceptibles de contribuer au développement des outils de l’Autorité et au renforcement de ses capacités à accomplir ses missions, au service des processus de justice, des droits des victimes et des besoins de la société.
Partenariats institutionnels pour soutenir la justice transitionnelle
L’Autorité a souligné que ce mémorandum s’inscrivait dans le cadre de ses efforts visant à établir des partenariats institutionnels fondés sur l’échange d’expertise et le développement des capacités nationales, afin de renforcer la capacité des institutions syriennes à poursuivre le processus de justice transitionnelle avec efficacité et durabilité.
GIZ : un acteur mondial de la coopération pour le développement durable
L’Agence allemande de coopération internationale (GIZ) est une organisation mondiale de développement qui intervient dans quelque 120 pays et fournit des services de coopération internationale en faveur du développement durable.
La justice transitionnelle se dote d’un cadre institutionnel
Depuis la libération, la Syrie s’est engagée sur la voie du renforcement du processus de justice transitionnelle et du développement de ses cadres institutionnels. Le président Ahmad Al-Charaa a ainsi promulgué, le 17 mai 2025, le décret n° 20 portant création de l’Autorité nationale pour la justice transitionnelle, une instance indépendante dotée de la personnalité morale ainsi que de l’autonomie financière et administrative, et exerçant ses fonctions sur l’ensemble du territoire syrien.

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