Damas, (SANA) La Syrie a salué l’adoption à l’unanimité par le Conseil des droits de l’homme (CDH) de la résolution qui la concerne pour la deuxième année consécutive, exprimant sa reconnaissance pour l’approche constructive et la coopération des pays du groupe de base qui ont parrainé et élaboré ce texte.
Dans un communiqué publié vendredi, le ministère des Affaires étrangères et des Expatriés a indiqué que la résolution avait été adoptée cette année sous un nouveau titre, « Soutien aux droits de l’homme en République arabe syrienne », et inscrite au point 2 de l’ordre du jour du Conseil, consacré au débat général, au lieu d’être placée comme les années précédentes sous le point 4 relatif aux situations nécessitant une attention particulière.
Le ministère a souligné que ces changements constituent un signe clair de l’évolution de l’approche du Conseil vis‑à‑vis de la situation en Syrie, ajoutant qu’il accueille favorablement le contenu de la résolution qui insiste sur le soutien et la complémentarité entre le travail de la Commission d’enquête internationale et les efforts nationaux, notamment par l’apport de conseils techniques et le renforcement des capacités.
Le ministère a ajouté que cette évolution reflète la reconnaissance des mesures concrètes engagées par le gouvernement syrien pour renforcer les droits de l’homme, malgré le lourd héritage de l’ère Assad et les défis persistants.
Le ministère a précisé que le Conseil onusien a reconnu les progrès réalisés et les améliorations tangibles depuis la libération, saluant plusieurs évolutions positives en Syrie, telles que la création de commissions nationales pour la justice transitionnelle et les disparus, le décret présidentiel n°13 de 2026 relatif aux droits des Kurdes syriens, ainsi que les élections législatives considérées comme une avancée dans le processus politique.
Le ministère a indiqué que la résolution salue également les déclarations de la Syrie condamnant les violations des droits de l’homme depuis janvier 2024, ainsi que les mesures prises par le gouvernement pour enquêter, assurer la responsabilité et coopérer avec les mécanismes des Nations unies, y compris la Commission d’enquête internationale indépendante, à laquelle un accès illimité et inédit a été accordé en Syrie.
Le ministère a affirmé l’engagement du gouvernement syrien à poursuivre cette approche en conformité avec ses priorités nationales, précisant qu’il collaborera avec la Commission dans le même esprit pour mettre en œuvre les aspects demandés par le Conseil.
Le ministère a souligné que la résolution réaffirme la nécessité de respecter pleinement la souveraineté de la Syrie, de soutenir ses efforts pour l’unité et l’intégrité de son territoire et de rejeter toute forme de partition. Elle prend également acte des déclarations du Secrétaire général de l’ONU et du Bureau de l’envoyé spécial pour la Syrie concernant les violations par Israël de l’Accord de désengagement de 1974, lesquelles menacent d’accroître l’instabilité, d’exacerber les tensions régionales et de compromettre les efforts de désescalade.
Enfin, le ministère a réaffirmé l’engagement ferme de la Syrie, conformément à ses responsabilités nationales et internationales, à renforcer le système des droits de l’homme et à consolider les principes de justice et de responsabilité, afin de contribuer à accélérer le processus de relèvement et de développement. Il a souligné l’importance du soutien de la communauté internationale et des divers mécanismes internationaux des droits de l’homme aux efforts nationaux syriens, dans l’objectif de consolider la sécurité et la stabilité et de bâtir une patrie de dignité à la hauteur de tous les Syriens.
R.Kh/M.Ch