Damas- (SANA) Le directeur du Réseau syrien pour les droits de l’Homme, Fadel Abdul Ghani, a affirmé que les condamnations prononcées hier à l’encontre de Bachar al-Assad, chef de l’ancien régime en fuite, d’Atif Najib et de sept autres criminels en fuite constituent une étape juridique importante dans le processus de lutte contre l’impunité de façon qui fait passer la redevabilité de crimes graves du cadre des revendications politiques et morales à celui de la justice national.
Le début d’un processus national global
Abdel Ghani a indiqué, dans une déclaration au correspondant de la SANA ce mercredi, que le verdict de condamnations à l’encontre de personnes reconnues coupables de crimes commis contre le peuple syrien revêt une importance particulière pour les victimes et leurs familles.
« Il constitue une reconnaissance publique des meurtres, actes de torture, détentions et disparitions forcées qu’ils ont subis, et confirme que ces violations n’étaient pas des incidents isolés, mais qu’elles s’inscrivaient dans le cadre d’une méthode systématique de grande engergure », a-t-il précisé.
Abdel Ghani a souligné que cette affaire devrait constituer le début d’un processus national global. Ce qui nécessite l’adoption d’une législation nationale claire sur les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre, la torture et les disparitions forcées, qui définit la responsabilité des dirigeants, protège les droits des victimes et garantit la fin de l’impunité.
Établir la vérité et réparer le préjudice subi par les victimes
Le directeur du Réseau syrien pour les droits de l’homme a estimé que la justice durable ne s’obtient pas par une décision unique, aussi symbolique soit-elle, mais bien par la recherche de la vérité, la réparation du préjudice subi par les victimes, la détermination du sort des disparus et la garantie que de tels actes ne se reproduisent plus.
Wh/L.a.