Damas, (SANA) Les Forces de sécurité intérieure ont arrêté Karam Hafez Ibrahim, en raison de son implication dans des crimes de guerre commis contre des civils durant la période du régime déchu, ainsi que de sa participation à des activités de sabotage visant les forces de sécurité.
Le ministère de l’Intérieur a indiqué, sur sa chaîne Telegram ce dimanche, que les investigations ont montré que le suspect est diplômé de l’Académie militaire, spécialité artillerie. Il a servi au sein de plusieurs formations militaires, dirigé un groupe d’artillerie dans le gouvernorat de Soueïda, et participé au bombardement de quartiers et zones civiles dans le gouvernorat de Daraa durant les années de la révolution, avant d’être transféré vers les fronts de combat à Homs et Idleb.
La même source a précisé que Karam Hafez Ibrahim avait pris part, lors des événements du 6 mars de l’année dernière, à l’attaque d’un convoi sécuritaire, puis s’était rendu à l’École navale pour participer au bombardement des forces de sécurité à l’artillerie, avant de prendre la fuite après que les forces de sécurité avaient repris le contrôle de la zone.
Les investigations ont également révélé que le suspect avait participé à un rassemblement à caractère incitatif, à l’invitation de Ghazal Ghazal, qu’il détenait un pistolet de guerre destiné à être utilisé contre les forces de sécurité, et qu’il avait communiqué avec une personne chargée de surveiller les mouvements des Forces de sécurité intérieure.
Le ministère a confirmé que le détenu avait été déféré devant les autorités compétentes pour poursuivre les investigations et engager les procédures légales nécessaires à son encontre.
Ces opérations s’inscrivent dans les efforts du ministère et des instances concernées pour poursuivre et tenir responsables les membres du régime déchu impliqués dans des crimes et violations commises contre le peuple syrien, conformément au principe de la non‑impunité, à la réalisation de la justice transitionnelle et à la garantie des droits des victimes et de leurs familles.
Le 15 juin dernier, le ministère de l’Intérieur avait annoncé l’arrestation de 3 548 militaires de l’ancien régime, dont un officier du grade de général de corps d’armée, 42 généraux, 172 brigadiers, 218 colonels, 112 lieutenants‑colonels, 73 commandants et 160 capitaines.
am