Damas, (SANA) Le ministre syrien des Transports, Ya’rub Badr, a présidé la deuxième réunion de l’équipe régionale formée par la Commission économique et sociale des Nations unies pour l’Asie occidentale (ESCWA), consacrée à examiner les répercussions de la fermeture du détroit d’Ormuz et ses effets sur la perturbation des chaînes d’approvisionnement dans la région.
La réunion s’est tenue à distance ce mercredi pour examiner et suivre les résultats du dialogue ministériel sur le transport, la logistique et les chaînes d’approvisionnement, dans le cadre des travaux de l’équipe chargée de suivre la mise en œuvre des recommandations issues du dialogue ministériel organisé par l’ESCWA en avril dernier.

Le ministre des Transports a souligné l’importance de renforcer la coopération et la coordination entre les pays arabes pour faire face aux défis auxquels le secteur du transport et des chaînes d’approvisionnement est confronté, indiquant qu’il est nécessaire de passer de la phase de formulation des idées à la mise en œuvre d’initiatives pratiques et applicables, susceptibles d’améliorer l’efficacité des corridors logistiques et de faciliter les échanges commerciaux et le transport entre les pays.
Le ministre Badr a précisé l’importance de tirer parti des solutions numériques et de développer les infrastructures de transport, afin de soutenir la continuité des chaînes d’approvisionnement et d’accroître la capacité du secteur à faire face aux évolutions et aux défis régionaux.
Une plateforme de coordination pour le suivi des initiatives
Les participants ont discuté de la méthodologie de travail de l’équipe pour la prochaine phase, en mettant l’accent sur la collecte des initiatives existantes et proposées, leur classification, la détermination de leur niveau de préparation, ainsi que des besoins techniques, institutionnels et financiers nécessaires pour les soutenir.
Il a également été confirmé que l’équipe ne constitue pas un nouveau mécanisme institutionnel parallèle aux mécanismes existants, mais une plateforme de coordination flexible visant à organiser le suivi, rassembler les initiatives et définir des trajectoires réalisables, de manière à renforcer la coopération entre les pays et les organisations régionales et internationales concernées.
Une matrice régionale des initiatives
Les participants ont présenté la méthodologie d’élaboration d’une matrice de suivi des projets et initiatives liés au transport, à la logistique et aux chaînes d’approvisionnement, préparée par l’ESCWA afin de constituer une base d’informations unifiée sur les initiatives nationales, bilatérales, sous‑régionales et régionales.
La matrice comprend des données sur la nature de l’initiative, les parties concernées, les pays ou corridors associés, le niveau de préparation, le calendrier, les besoins techniques, financiers et juridiques, les défis liés à la mise en œuvre, ainsi que le type de soutien requis.
Les participants ont affirmé que la création de l’équipe de travail répond à la nécessité de passer de l’échange d’idées et de visions à une démarche opérationnelle de coordination et de suivi, face aux défis qui touchent le secteur du transport, de la logistique et des chaînes d’approvisionnement, et à leurs effets sur les échanges commerciaux, les corridors terrestres et maritimes, les coûts de transport et d’assurance, ainsi que sur la régularité du flux des produits essentiels, notamment l’alimentation, les médicaments et l’énergie.
Les participants ont indiqué que la matrice constitue un outil de collecte et de tri des informations et de définition des priorités, et non un instrument d’évaluation ou de classement définitif des initiatives, ce qui aide l’équipe à identifier les projets pouvant être avancés à court terme et ceux nécessitant davantage d’étude.
Examiner la facilitation du mouvement des transports
Les participants ont abordé plusieurs idées et initiatives proposées, notamment l’élaboration d’une carte complète des corridors terrestres et maritimes alternatifs, la détermination de leur capacité d’absorption et des points d’étranglement potentiels, ainsi que l’étude des effets de la perturbation des corridors vitaux sur les coûts de transport, les chaînes d’approvisionnement et les alternatives disponibles.
Ils ont également examiné l’importance de faciliter les procédures douanières et le passage des frontières, y compris les permis et visas des conducteurs et des camions, de simplifier les procédures de transport des marchandises sensibles, et de renforcer l’échange électronique d’informations entre les pays en reliant les plateformes et systèmes nationaux relatifs aux cargaisons, aux véhicules et aux conducteurs.
Il a été souligné l’importance de suivre les projets de connexion ferroviaire et les corridors logistiques multimodaux, et de tirer parti des études précédentes réalisées par l’ESCWA, la Ligue arabe, la Banque mondiale et d’autres organismes concernés.
Les prochaines étapes
Les participants ont convenu de mettre à jour la matrice de suivi à la lumière des propositions et initiatives présentées, et de rassembler les contributions des pays et organisations participantes. Des réunions virtuelles ultérieures seront organisées, centrées sur un nombre limité d’initiatives et de trajectoires prioritaires.
Les participants ont également convenu que le secrétariat de l’ESCWA prépare un résumé intermédiaire des travaux de l’équipe avant la fin octobre 2026, en vue de présenter les résultats au Comité du transport et de la logistique de l’ESCWA.
Il est à noter que cette participation s’inscrit dans une série d’activités et d’ateliers auxquels le ministre des Transports prend part avec la Commission économique et sociale des Nations unies pour l’Asie occidentale (ESCWA), dans le cadre de l’examen des politiques de transport durable et du renforcement de la coopération régionale dans le secteur des infrastructures.
mch