Damas, (SANA) Le ministre syrien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marwan Al-Halabi, s’est entretenu avec la représentante adjointe de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Syrie, Christina Bethke, et la délégation nationale et régionale qui l’accompagnait, des moyens de renforcer le partenariat avec l’organisation en vue de soutenir les hôpitaux universitaires, la formation médicale et la mise en œuvre de plusieurs programmes de santé, notamment dans les domaines de la santé reproductive, maternelle, infantile et de la nutrition.
Lors de la réunion, tenue mercredi au siège du ministère à Damas, Al-Halabi a indiqué que le ministère de l’Enseignement supérieur supervisait 14 hôpitaux universitaires, dont l’un a été détruit. Il a ajouté que les facultés de médecine accueillent près de 10.000 étudiants dans différentes spécialités et à tous les niveaux de formation.
Al-Halabi a souligné que les hôpitaux universitaires constituent un pilier du système de santé syrien. Selon lui, ils réalisent environ 45 % des interventions chirurgicales pratiquées dans le pays, prennent en charge 90 % des patients atteints de cancer, assurent l’ensemble des transplantations d’organes et effectuent près de 70 % des interventions chirurgicales pédiatriques.
Vers un partenariat renforcé avec l’OMS
Al-Halabi a souligné l’importance de renforcer le partenariat avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), affirmant la volonté du ministère d’établir une coopération durable dans plusieurs domaines d’activité.
Il a indiqué que le ministère avait élaboré un guide recensant les besoins des hôpitaux universitaires, comprenant une évaluation des lacunes de chaque établissement et l’identification des interventions prioritaires.
Selon lui, ce guide pourrait être mis à la disposition de l’OMS afin de mieux orienter son soutien en fonction des besoins recensés.
Il a également insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes de coordination entre les deux parties afin de permettre à l’OMS de disposer des données et des informations nécessaires pour mieux évaluer les besoins et apporter un soutien plus efficace.
Réhabilitation de l’hôpital pédiatrique d’Alep
Pour sa part, Christina Bethke a indiqué que l’Organisation mondiale de la santé (OMS), en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le gouvernement japonais, avait contribué à la réhabilitation de l’hôpital pédiatrique d’Alep.
Elle a également salué l’attention portée par le ministère au gouvernorat de Deir Ezzor, évoquant notamment le projet mené avec le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères en vue de la création d’un hôpital universitaire rattaché à l’université Al-Furat.
Bethke a expliqué que la visite visait notamment à faire le point avec le ministère sur les programmes de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et nutritionnelle, ainsi que sur les soins pédiatriques hospitaliers.
Elle a ajouté que la délégation s’était rendue à l’hôpital universitaire de maternité et d’enfants de Damas afin d’évaluer les services médicaux qui y sont dispensés et d’identifier les principaux besoins et priorités.
Renforcer le niveau de coordination conjointe
Les conseillers du bureau régional de l’Organisation pour la Méditerranée orientale, basé au Caire, ont présenté plusieurs interventions. La conseillère régionale du programme de santé reproductive et de santé maternelle, Karima El‑Ghoulbzouri, a salué les réalisations récemment accomplies par les hôpitaux du ministère, soulignant l’importance de la coopération avec celui‑ci, car toute formation qui n’est pas liée à l’enseignement supérieur manque de durabilité.
Elle a également insisté sur la nécessité de maintenir le nouveau‑né auprès de sa mère après l’accouchement, sans les séparer.
Le conseiller régional pour la santé des nouveau‑nés, des enfants et des adolescents, Khaled Siddiq, a souligné l’importance de développer les structures et de mettre à jour les programmes relatifs à la santé des mères, des nouveau‑nés et aux soins primaires du nourrisson. Il a insisté sur la nécessité d’élever le niveau de coordination entre le ministère et l’Organisation, et d’activer le comité de liaison afin de bénéficier des services et du soutien fournis par celle‑ci.
Le conseiller régional pour la nutrition, Abdelbasir Qureshi, a mis en avant le rôle des hôpitaux du ministère dans le traitement des cas de malnutrition sévère et avancée. Il a indiqué que l’Organisation a fourni des équipements médicaux et un appui pour la maintenance des appareils, soulignant l’importance de la coopération dans la mise à disposition de données précises permettant d’identifier les besoins.
Programmes de l’Organisation
Pour sa part, le responsable du programme de santé de l’enfant et de nutrition, Mahmoud Bouzo, a indiqué que le programme assure la formation des cadres sanitaires syriens au traitement de la malnutrition chez les enfants.
Il a précisé que les hôpitaux pour enfants d’Alep et de Damas ont été équipés de lits spécialisés pour le traitement de cette maladie, et que des médicaments spécifiques ont été fournis. Il a ajouté qu’environ 2 500 cas sont traités chaque année, soulignant l’importance de renforcer la culture sanitaire en matière de nutrition infantile.
Le responsable du programme de santé reproductive, Wael Ismaïl, a souligné la nécessité d’améliorer la qualité des soins et des services dans les hôpitaux. Il a affirmé la disposition de l’Organisation à tirer parti des recherches menées par le ministère dans les domaines de la santé reproductive et de l’obstétrique, insistant sur le fait que cette rencontre constitue un point de départ pour une coopération future.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) est une agence des Nations unies spécialisée dans le domaine de la santé, créée en 1948 et dont le siège se trouve à Genève, en Suisse. Elle agit comme autorité directrice et coordinatrice internationale en matière de santé publique, et vise à atteindre le niveau de santé le plus élevé possible pour l’ensemble des populations du monde.
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