Damas (SANA) L’ancien Secrétaire d’État adjointe américaine aux Affaires du Proche-Orient, Barbara Leaf, a révélé les dimensions stratégiques et les retombées économiques attendues de la décision du retrait de la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme, affirmant que cette mesure ouvre la voie à une nouvelle phase d’ouverture économique, de coopération internationale et de reconstruction.
Dans un entretien exclusif accordé à SANA, Leaf a qualifié cette décision de « mesure historique d’une importance majeure », tant sur le plan politique que pratique, soulignant qu’elle marque la levée de la dernière mesure restante du régime de sanctions américaines imposé à Damas depuis plusieurs décennies.
Fin de la « stigmatisation historique » et des craintes des investisseurs
Leaf a expliqué que la suppression de cette désignation met fin à la stigmatisation qui accompagnait la Syrie depuis son inscription sur cette liste en 1979 et lève l’un des principaux obstacles juridiques et psychologiques qui empêchaient les investisseurs, les hommes d’affaires et les gouvernements de traiter avec l’État syrien.
Elle a ajouté que cette décision écarte les risques de poursuites juridiques américaines et ouvre la voie aux investissements étrangers ainsi qu’au développement de l’activité économique et commerciale en Syrie.
Dynamique diplomatique et retour de la confiance des partenaires internationaux
Leaf a salué les efforts diplomatiques de la Syrie depuis décembre 2024, estimant qu’ils avaient permis de rétablir la confiance des partenaires internationaux et d’améliorer les relations avec les États-Unis, l’Europe et les pays arabes, malgré les sanctions.
L’après-loi César: la réintégration de la Syrie sur la scène internationale
La levée des sanctions américaines, y compris “L’abrogation de la loi César, ainsi que les mesures européennes, accomplissent la réintégration de la Syrie sur les plans régional et international et ouvrent une nouvelle étape après la chute du régime déchu”, a-t-elle affirmé.
Une opportunité de relancer les relations entre les deux peuples syrien et américain
La responsable américaine a estimé que le retrait de la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme envoie un signal politique fort et ouvre une nouvelle phase de rapprochement entre les peuples syrien et américain, favorisant la coopération universitaire, les initiatives de la société civile et les projets de développement communs.
Une feuille de route pour attirer les investissements internationaux en Syrie
Leaf a estimé que la levée des obstacles juridiques et bancaires devait s’accompagner de réformes internes, notamment de la modernisation des lois sur l’investissement et les secteurs, financier et bancaire, afin de renforcer l’attractivité du marché syrien.
Le processus juridique de la décision à Washington
Ella a fait savoir que le président américain avait commencé dès le 8 juillet la procédure officielle de retrait de la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme en informant le Congrès que le gouvernement syrien ne soutenait plus le terrorisme.
Leaf a précisé que cette procédure est soumise à un examen de 45 jours et que son annulation nécessiterait une majorité des deux tiers au Congrès.
La Syrie, pierre angulaire de la sécurité au Moyen-Orient
Dans sa déclaration, Leaf a affirmé que la stabilité de la Syrie est indispensable pour celle du Moyen-Orient, la qualifiant de « pierre angulaire de la sécurité régionale .
Ib.i