New York, (SANA) Les Nations unies ont mis en garde contre la menace persistante posée par les groupes terroristes en Afrique de l’Ouest et dans la région du Sahel, soulignant que leur activité continue à poser un défi majeur sur le plan sécuritaire et humanitaire, à un moment où la région est témoin de progrès sur la voie du dialogue et de la consolidation de la démocratie.
Le chef du Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), Leonardo Santos Simão, a averti mardi lors d’un briefing devant le Conseil de sécurité, que la menace posée par les groupes terroristes et autres groupes armés non étatiques reste aiguë.
Selon lui, les groupes terroristes adaptent leurs tactiques, recourant de plus en plus aux drones, aux moyens de communication modernes et aux cryptomonnaies, ciblant rapidement les États côtiers du golfe de Guinée.
« Les attaques de ces groupes sont coordonnées à travers plusieurs pays, tandis que leurs liens avec les réseaux criminels transnationaux se renforcent », a-t-il dit, faisant savoir que leur objectif dépasse les seules opérations militaires.
Et Simão de poursuivre : « Les terroristes veulent consolider un contrôle territorial et économique tout en sapant la confiance des populations envers les autorités publiques ».
Il a indiqué que l’Afrique de l’Ouest et le Sahel comptent près de 6,8 millions de déplacés internes, auxquels s’ajoutaient 1,3 million de réfugiés et demandeurs d’asile, faisant noter que l’accès humanitaire, lui, continue de se dégrader.
Selon Simão, la production, la circulation et la consommation de drogues progressent rapidement, en particulier dans les États côtiers où les autorités multiplient les saisies.
Le chef a enfin dégagé trois grandes tendances pour la région : une situation sécuritaire préoccupante, un regain de dynamique autour du dialogue et de la coopération, et des évolutions démocratiques en cours.
ls