Damas, (SANA) Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marwan al‑Halabi , a discuté avec le directeur général des Services de santé de la Fondation Aga Khan, Kees Walraven, et la délégation l’accompagnant, du soutien et du développement de l’Hôpital universitaire pour enfants à Damas, ainsi que de la coopération dans la formation et le perfectionnement dans les domaines des soins infirmiers et de la maïeutique.
La rencontre, tenue ce mercredi au siège du ministère, a porté sur les moyens d’apporter un appui à l’hôpital après que la fondation eut réalisé une évaluation complète et élaboré un plan conjoint avec le ministère, visant à son développement, notamment les unités de soins intensifs néonatals, la formation et le renforcement des capacités, l’élaboration de procédures standardisées conformes aux normes hospitalières internationales, ainsi que l’appui à l’amélioration des infrastructures, des équipements et de la gestion de l’établissement.
Soutien au plan de développement de l’hôpital
Le ministre al‑Halabi a salué les efforts de la fondation, en particulier l’élaboration du rapport complet sur l’Hôpital pour enfants, affirmant la volonté du ministère de soutenir sa mise en œuvre et de coopérer pour remplacer les équipements médicaux anciens ou défectueux. Il a souligné la volonté du ministère d’améliorer l’ingénierie biomédicale afin de pallier le manque de maintenance des appareils médicaux.
Il a également insisté sur la nécessité d’établir et d’appliquer un système d’orientation vers l’hôpital, afin de réduire la pression des cas médicaux, l’hôpital étant l’établissement de référence au niveau national. Il a aussi souligné l’importance de créer un comité de coordination dédié à l’Hôpital pour enfants.
Bénéficier de l’expertise de la Fondation Aga Khan
Pour sa part, Walraven a évoqué la possibilité de bénéficier de l’expertise des ingénieurs et techniciens de la fondation, qui ont acquis une expérience notable dans des hôpitaux similaires à Kaboul. Il a insisté sur l’importance de la maintenance et de la formation du personnel pour garantir la durabilité.
Il a également souligné l’importance de tirer parti de l’expérience avancée de la fondation dans les soins néonatals modernes afin de réduire la mortalité néonatale, ainsi que dans la formation en réanimation et le développement systématique des ressources humaines en santé, en s’appuyant sur la vaste expérience de l’Université Aga Khan. Il a insisté sur la nécessité de définir le rôle de chaque partie dans le plan de travail commun et d’en assurer le suivi.
De son côté, le représentant résident du Réseau Aga Khan pour le développement en Syrie, Ghatfan Ajjoub, a indiqué qu’un programme de formation existe entre l’École de maïeutique de Damas et la Faculté des sciences infirmières de Hama, et qu’un mémorandum d’entente est en cours de préparation avec le ministère, incluant une coopération avec l’Université Aga Khan. Il a souligné la nécessité d’identifier des points communs de collaboration et la possibilité de créer un centre spécialisé pour la formation et le perfectionnement.
Un réseau mondial influent
Fondé officiellement en 1967, le Réseau Aga Khan pour le développement opère aujourd’hui dans plus de trente pays à travers des agences spécialisées. Il emploie plus de 90 000 personnes dans le monde et gère plus de mille programmes et institutions de développement, ce qui en fait l’un des plus vastes réseaux non gouvernementaux au monde en termes d’envergure et d’impact.

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