Damas, (SANA) Le ministre de la Santé, Mousab al‑Ali, a signé avec son homologue turc, Kemal Memişoğlu, un mémorandum d’entente visant à renforcer la coopération bilatérale dans le secteur de la santé, à développer les domaines de coordination et d’échange d’expertises, ainsi qu’à renforcer les capacités sanitaires entre les deux pays.
Le mémorandum, signé ce vendredi au siège du ministère de la Santé à Damas, prévoit une coopération dans les domaines de la santé publique, de la gestion hospitalière, des médicaments, des dispositifs médicaux et des vaccins, des législations sanitaires, de la génétique, des laboratoires médicaux, ainsi que du développement des ressources humaines dans le secteur de la santé.
Les domaines de coopération incluent la santé publique, notamment la médecine familiale, la santé mentale, la gériatrie et la lutte contre les maladies, ainsi que les programmes de dépistage précoce du cancer, le renforcement de la sécurité sanitaire, l’application des normes de qualité et d’accréditation, le développement des industries pharmaceutiques et des biotechnologies, le soutien à la recherche scientifique et à l’innovation, et le renforcement des échanges dans les domaines de la génétique, des laboratoires médicaux, de la transplantation d’organes et de la médecine traditionnelle et complémentaire.
Les deux parties ont convenu de créer un groupe consultatif, d’organiser des activités scientifiques et de renforcer l’action humanitaire, en plus d’inaugurer l’hôpital des tumeurs dans le gouvernorat d’Alep au cours de l’année, dès l’achèvement de son équipement en matériel médical nécessaire.

Renforcement de la coopération médicale entre la Syrie et la Turquie
Le ministre al‑Ali a indiqué que la visite du ministre turc de la Santé et de la délégation l’accompagnant, ainsi que la signature du mémorandum d’entente, constituent une étape importante pour renforcer la coopération médicale entre les deux pays, notamment dans l’échange d’expertises selon les protocoles médicaux les plus récents, la construction d’un système d’assurance‑santé avancé, et l’accent mis sur les programmes d’accréditation et de formation médicale continue, afin de tirer parti de l’expérience turque en matière de transformation sanitaire globale et de l’appliquer en Syrie pour améliorer les services médicaux offerts aux citoyens.
Soutenir la Syrie dans le domaine de la santé
Pour sa part, le ministre turc de la Santé a expliqué que la signature du mémorandum reflète la profondeur des relations fraternelles entre les deux pays et ouvre une nouvelle phase de coopération et de coordination dans le secteur de la santé, au service des intérêts des deux peuples frères.
Memişoğlu a souligné la volonté de la Turquie d’apporter toutes les formes de soutien au gouvernement syrien et au peuple syrien dans le domaine de la santé, et de renforcer la coopération sur les questions liées au développement des services de santé, à l’élargissement des partenariats et à l’échange d’expertises.
Construire un système de santé en Syrie
De son côté, le directeur de la coopération internationale au ministère de la Santé, Zouheir Qaratt, a affirmé dans une déclaration aux médias après la signature l’importance du mémorandum, qui met l’accent sur la transformation sanitaire et numérique, et sur l’exploitation des expertises étrangères pour développer le secteur médical, contribuant ainsi à reconstruire un système de santé intégré en Syrie.
Qaratt a souligné l’importance de l’ouverture de l’hôpital des tumeurs dans le gouvernorat d’Alep au cours de l’année, en tant que projet médical humanitaire qui contribuera largement à alléger le fardeau des citoyens en offrant des services de soins complets aux patients atteints de cancer à Alep et dans les zones voisines.
Avant la signature du mémorandum, une visite de terrain a été effectuée à l’hôpital de Damas pour les maladies et la chirurgie cardiaques à Dummar, où les deux parties ont examiné le fonctionnement des services de l’établissement, écouté les équipes médicales présenter les services fournis aux patients, et passé en revue les indicateurs de performance et les services spécialisés, l’hôpital constituant l’un des modèles de coopération conjointe dans le domaine de la santé.
Le mémorandum signé entre la Syrie et la Turquie constitue l’un des axes de coopération visant à renforcer le système de santé syrien. Il a notamment permis, l’an dernier, la mise en service du nouveau bâtiment de l’hôpital de Damas pour les maladies et la chirurgie cardiaques à Dummar, conformément à un protocole commun et à des discussions élargies entre les deux parties. L’établissement dispose d’une capacité opérationnelle dépassant 500 actes médicaux et chirurgicaux par mois et reçoit plus de 300 patients par jour.
En décembre dernier, les ministères syrien et turc de la Santé avaient discuté à Damas du mécanisme d’exploitation du nouveau bâtiment de l’hôpital de Damas pour les maladies et la chirurgie cardiaques à Dummar, de la fourniture des besoins nécessaires, du renforcement de l’hôpital en personnel médical, ainsi que de l’élaboration d’un plan pour la mise en service de l’hôpital des tumeurs d’Alep dans la période à venir.




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