Deir Ezzor, (SANA) Le président du Comité de réponse d’urgence à Deir Ezzor, Faïz Abbas, a affirmé que le gouvernorat a dépassé la phase la plus critique provoquée par la montée du niveau des eaux de l’Euphrate, et qu’elle s’achemine vers une stabilisation complète au cours des prochaines 48 heures.
Un comité de réponse pour coordonner les efforts sur le terrain
Dans une déclaration au correspondant de SANA, Abbas a indiqué que la région est du gouvernorat a été affectée par la hausse du niveau du fleuve Euphrate, consécutive à l’augmentation du débit à 2 000 m³/s du côté turc, il y a environ une semaine. Il a précisé qu’à la réception de l’alerte, un comité de réponse a été formé, regroupant les directions de la santé, des situations d’urgence et des catastrophes, de l’agriculture, des ressources hydrauliques, des affaires sociales et du travail, de la coopération internationale et des services techniques, ainsi que le Croissant‑Rouge arabe syrien, le conseil municipal et plusieurs autres organismes concernés, afin d’unifier et de coordonner l’action sur le terrain.
Il a ajouté que cette coordination a permis de réduire les dégâts au niveau le plus bas possible, soulignant que le gouvernorat a globalement dépassé la phase de danger, même si la région de Mayadine et certaines zones s’étendant vers Boukamal restent affectées par la dernière vague résultant des variations de débit, connue sous le nom de vague hydraulique, qui nécessite encore plusieurs heures avant que la situation ne se stabilise complètement.
Pas de victimes et des dégâts agricoles limités
Abbas a confirmé qu’aucune perte humaine liée à l’inondation n’a été enregistrée, précisant que les incidents signalés relèvent des accidents habituels liés à la baignade, qui se répètent chaque année. Les dégâts se sont concentrés dans le secteur agricole, avec plus de 10 000 dounams touchés.
Il a indiqué qu’un comité spécialisé sera formé pour évaluer les dommages et indemniser les agriculteurs affectés.
Il a ajouté que 62 stations de pompage ont été mises à l’arrêt dans le cadre de mesures préventives prises avant qu’elles ne soient submergées, les moteurs, groupes de pompage et équipements sensibles ayant été démontés pour les protéger. Cinq stations ont été remises en service aujourd’hui, tandis que 56 autres ont été renforcées.
Renforcement du secteur de la santé et soutien aux hôpitaux
Sur le plan sanitaire, Abbas a expliqué que les établissements hospitaliers ont été renforcés et que plusieurs appareils de dialyse ont été transférés et répartis entre différentes structures, à titre préventif afin de garantir la continuité des services médicaux.
Les travaux de maintenance de la station d’oxygène ont également commencé, parallèlement aux efforts visant à réactiver certaines structures médicales. Les équipes médicales mobiles et les points de soins ont poursuivi leurs services dans plusieurs zones, ainsi que dans les centres d’hébergement.
Abbas a souligné que la situation sanitaire, logistique et des services est sous contrôle, et que l’arrêt de certaines stations d’eau a été compensé par la mise à disposition de camions‑citerne d’eau potable, assurant ainsi la continuité de l’approvisionnement des habitants.
Un dispositif commun pour protéger la population et les biens
Le ministère des Situations d’urgence avait annoncé plus tôt la création d’une salle d’opérations conjointe, en coopération avec les gouvernorats de Raqqa et Deir Ezzor et le ministère des Ressources hydrauliques, afin de suivre l’évolution de la situation, coordonner les efforts entre les différents organismes gouvernementaux et de services, protéger la population et les biens, et réduire les pertes potentielles.
am