Damas, (SANA) Le ministère de l’Information a lancé aujourd’hui, dimanche, le code de conduite professionnelle et éthique pour le secteur des médias en Syrie 2026, sous le slogan « Un média professionnel… et une parole responsable », lors d’une cérémonie organisée à l’hôtel Dama Rose à Damas.
Le ministre de l’Information, Hamza Al-Mustafa, a déclaré que ce code représente un effort médiatique considéré comme le plus important au niveau régional. Il s’agit d’un travail collectif produit par plus de mille journalistes qui y ont consacré plus de cinq mois. Il a précisé que ce code est un point de départ et non un document passager, puisqu’il concerne l’ensemble des journalistes syriens. C’est pourquoi il a été décidé d’organiser une conférence annuelle réunissant tous les journalistes syriens afin de le discuter et de le développer.
Le ministre a ajouté que toutes les références théoriques confirment qu’un journalisme constructif et responsable durant la phase de transition constitue la garantie du succès médiatique. Il a également indiqué que des dizaines d’institutions journalistiques prévoient d’établir leur siège en Syrie, tout en avertissant que le travail médiatique, sans normes précises et responsables, se transformerait inévitablement en chaos. Enfin, il a considéré la signature du code par les directeurs des organismes médiatiques comme une étape d’engagement de la part des médias nationaux.
Dans le même esprit, le directeur des affaires journalistiques au ministère de l’Information, Omar Al-Hajj Ahmad, a rappelé que « la parole est une responsabilité », affirmant que ce lancement marque une nouvelle étape dans le parcours d’un média national fondé sur la liberté responsable, valorisant la précision des mots et faisant de l’autorégulation une norme organisatrice du droit.
De son côté, le représentant du comité national indépendant du code de conduite, Ali Eid, a expliqué que ce texte constitue un engagement et une première tentative de protection de la liberté. Selon lui, l’objectif est de bâtir un média libre, précis et équitable, respectueux de l’être humain et capable de regagner la confiance de la société. Eid a poursuivi en mettant en lumière les défis amplifiés par la révolution numérique et l’essor de l’intelligence artificielle, qui rendent l’impact des mots plus rapide et plus dangereux.
Il a insisté sur le fait que le code n’est pas un substitut à la loi ni un texte moral figé, mais bien un cadre d’autorégulation garantissant le plus haut degré de protection de la liberté. Il a ajouté que « la liberté qui n’est pas protégée par des normes se transforme en chaos, et l’indépendance exige responsabilité et professionnalisme ».
Pour conclure, le ministre de la Justice, Mazhar Al-Wais, a affirmé que ce code de conduite professionnelle et éthique ne constitue pas un substitut à la loi, mais une référence destinée aux travailleurs du secteur médiatique.
R.Kh / M.Ch.