Damas, (SANA) Le ministère des Affaires étrangères et des Expatriés a organisé aujourd’hui à Damas un atelier consacré à l’examen des propositions du gouvernement syrien visant à recomposer l’équipe régionale des Nations unies, en présence de vice-ministres et de directeurs de la coopération internationale des différents ministères.
La recomposition de l’équipe régionale des Nations unies, dans le cadre de l’initiative UN80, constitue une occasion importante d’adapter la présence de l’ONU en Syrie aux nouvelles conditions et aux priorités qui ont connu des changements majeurs.
Renforcer la complémentarité entre les organisations de l’ONU
Le directeur du département de la coopération multilatérale au sein de la Direction de la coopération internationale du ministère des Affaires étrangères et des Expatriés, Mohammad Battehich, a indiqué dans une déclaration à la presse que l’atelier avait porté sur la recomposition de l’équipe régionale des Nations unies en République arabe syrienne.
Battehich a précisé que les discussions avaient été fructueuses et porté notamment sur les moyens de renforcer la complémentarité entre les organisations de l’ONU, tout en assurant une coopération étroite et coordonnée avec les ministères et la Direction de la coopération internationale du ministère des Affaires étrangères et des Expatriés.
Il a ajouté que l’atelier avait également examiné les modalités de la présence des Nations unies en Syrie afin de soutenir les priorités de reprise définies par le gouvernement, d’aider les ministères à mettre en œuvre leurs stratégies et leurs priorités et d’assurer une utilisation optimale des ressources.
Battehich a souligné que l’objectif principal était de soumettre des recommandations au bureau de l’ONU et de veiller à ce que chaque organisation agisse dans le cadre de son mandat.
Une vision intégrée
De son côté, le représentant du ministère des Affaires sociales et du Travail, Bahjat Hajjar, a indiqué que l’atelier avait porté sur la mise en place d’une équipe nationale chargée de la communication et de la coordination avec les Nations unies concernant les projets et programmes mis en œuvre et leur impact sur le terrain.
Hajjar a précisé que plusieurs secteurs, notamment la santé, l’éducation, les affaires sociales, la protection, la protection de l’enfance et la réponse humanitaire, s’inscrivent dans le cadre des principales stratégies gouvernementales relevant des priorités de reprise, parmi lesquelles les visions d’une « Syrie sans camps » et d’une « Syrie sans stupéfiants ».
Unifier les efforts et éviter les chevauchements
Pour sa part, le directeur de la coopération internationale au ministère de la Santé, Zouheir al-Qarrat, a souligné l’importance de renforcer la coordination entre les agences des Nations unies, d’œuvrer conformément aux priorités et aux plans des ministères et d’unifier les efforts au service de la stratégie du ministère de la Santé.
En avril dernier, le ministère des Affaires étrangères et des Expatriés avait lancé, en coopération avec les organisations des Nations unies chargées des affaires humanitaires et du développement, la déclaration sur les priorités de reprise et le plan de réponse aux besoins humanitaires en Syrie pour 2026.
a.h. / A.Ch.