New York, (SANA) L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté à l’unanimité, lors d’une séance tenue aujourd’hui, lundi, le projet de résolution soumis par la Syrie visant à proclamer le 19 décembre de chaque année Journée internationale en hommage aux femmes à la recherche des personnes disparues.
La Syrie porte la cause des personnes disparues devant la communauté internationale
Le représentant permanent de la Syrie auprès des Nations Unies, Ibrahim Olabi, a affirmé, dans son intervention lors de la séance de l’Assemblée générale consacrée au vote sur le projet de résolution, que la Syrie était entrée dans une nouvelle phase, dans laquelle elle reconnaît la tragédie des personnes disparues et cherche à y répondre en toute transparence.
Il a souligné que la première résolution soumis par la Syrie dans son histoire moderne était consacrée à cette cause humanitaire.
« De nombreuses femmes à travers le monde ont souffert, parmi lesquelles les femmes syriennes, qui ont été confrontées à l’une des pires tragédies liées aux personnes disparues de l’histoire moderne », a-t-il dit.
Il a expliqué que la Syrie était passée d’une période sombre, durant laquelle cette souffrance était niée et la douleur des victimes occultée, à une nouvelle étape tournée vers la lumière, où cette tragédie est reconnue et traitée en toute transparence, tout en mobilisant la communauté internationale afin de soutenir les personnes qui en ont été affectées.
Et d’ajouter : « Hier, cette question parvenait jusqu’à cette salle malgré le régime déchu. Aujourd’hui, elle vous parvient de Damas elle-même. C’est pourquoi il était de notre devoir et de notre responsabilité morale que la première résolution soumise par la Syrie dans sa nouvelle époque soit consacrée à cette noble cause humanitaire ».
Il a souligné que l’adoption de la résolution ne ramènerait pas une personne disparue auprès de sa famille et n’effacerait pas les longues années de douleur, de doute et d’attente. « Elle permettra toutefois d’inscrire la lutte de ces femmes dans la conscience de l’humanité et de perpétuer leurs efforts ainsi que les histoires de leurs proches dans la mémoire de la communauté internationale », a-t-il précisé.
Il a affirmé que le monde comptait sur elles, écoutait leurs voix et reconnaissait les lourds fardeaux et sacrifices qu’elles avaient supportés dans leur quête pour retrouver leurs proches et connaître leur sort.
Olabi a exprimé ses remerciements et sa gratitude à tous les États qui ont soutenu l’initiative et contribué à la mener jusqu’à ce moment historique, au cours duquel la communauté internationale affirme, à l’initiative de la Syrie, son attachement au droit, à la justice et à la dignité humaine, démontrant ainsi que, lorsqu’elle en a la volonté, elle est capable d’agir.
Olabi a également rappelé que de nombreuses femmes n’avaient pas seulement recherché des personnes disparues, mais avaient elles-mêmes figuré parmi les disparus, assurant que cette résolution est également un hommage à leur mémoire ».
Une initiative issue de l’expérience des familles de disparus en Syrie
La Commission nationale des personnes disparues a, pour sa part, salué l’adoption par les Nations Unies de la Journée internationale des femmes à la recherche des personnes disparues. Cette résolution fait suite à une initiative proposée par la Commission à partir de l’expérience des familles de disparus en Syrie.
Il convient de rappeler que le Conseil de sécurité des avait examiné, lors d’une séance tenue le 22 juillet dernier, les dossiers de la justice transitionnelle et des personnes disparues en Syrie.
À cette occasion, le président de la Commission nationale des personnes disparues, Mohammad Reda Jalkhi, avait appelé les États membres à soutenir une démarche au sein des Nations Unies visant à instaurer une journée internationale consacrée aux femmes des familles de personnes disparues, en reconnaissance de leur résilience et afin de réaffirmer que leur soutien fait partie intégrante du droit des familles à connaître la vérité et de la construction d’une paix durable.
A.Ch.