Washington – SANA/ Mohammed Alaa Ghanem, membre du Conseil syrien-américain, a affirmé que les efforts intensifs menés par le Conseil depuis le premier jour de la libération de la Syrie, le 8 décembre 2024, ont abouti à une réalisation politique majeure : l’adoption par le Sénat américain d’un article dans le budget du ministère de la Défense appelant à l’abrogation totale de la loi César, sans conditions.
Il a précisé dans une déclaration à SANA que le Conseil avait été l’un des principaux acteurs ayant contribué à l’imposition de la loi et d’autres sanctions contre l’ancien régime. Toutefois, dès la libération de la Syrie, il a changé de stratégie en appelant à la levée des sanctions. Une grande partie a déjà été levée, et le secrétaire d’État américain a accordé une exemption temporaire de six mois en mai dernier. Cependant, l’abrogation complète nécessite un vote du Congrès, qui a promulgué la loi, ce qui a poussé le Conseil à intensifier ses actions politiques au sein du Sénat et de la Chambre des représentants.
Il a expliqué que la bataille au Sénat n’a pas été facile, car les efforts d’abrogation ont rencontré l’opposition de lobbies qui considèrent la loi comme un levier de pression qu’il ne faut pas abandonner d’un seul coup. Après deux tentatives infructueuses à la Chambre des représentants, le Conseil syrien-américain a réussi à inclure l’article dans la version sénatoriale du budget, surmontant des projets adverses qui appelaient à prolonger la loi ou à imposer des conditions strictes au gouvernement syrien.
Il a souligné que la version adoptée par le Sénat ne contient aucune condition contraignante pour réimposer les sanctions. Elle inclut seulement une clause consultative non contraignante suggérant de discuter d’un éventuel retour des sanctions en cas d’absence de progrès dans les 12 mois. Elle comporte également un article appelant à la réouverture de l’ambassade américaine à Damas et au développement des relations diplomatiques entre les deux pays.
Il a insisté sur le fait que cette victoire ne signifie pas la fin de la bataille. Il reste encore à harmoniser la version du Sénat avec celle de la Chambre des représentants, puis à adopter une version finale qui sera envoyée au bureau du président pour signature. La loi ne sera officiellement abrogée qu’après la signature présidentielle, ce qui nécessite de poursuivre les efforts et la persévérance jusqu’à la fin de l’année pour garantir cet objectif.
Il a indiqué que la coordination avec l’envoyé spécial américain pour la Syrie, Thomas Barrack, a permis de transmettre un message clair aux législateurs : l’administration américaine dirigée par le président Trump soutient l’abrogation de la loi. Cela a renforcé la position du Conseil syrien-américain au sein du Parti républicain, malgré la persistance de camps opposés au Congrès. Il a souligné que cette réalisation est le fruit d’une longue bataille au Sénat, menée par le Conseil en coopération avec des législateurs des deux partis, républicain et démocrate.
Il a mentionné que la communauté syro-américaine a joué un rôle central dans cette réussite, en organisant des campagnes de plaidoyer au sein du Congrès et en présentant des témoignages directs de médecins et d’organisations caritatives ayant visité la Syrie après sa libération. Il a également révélé la formation d’une large coalition aux États-Unis regroupant des organisations syriennes.
M.Ch.