Damas, (SANA) – Le ministre de la Santé, Musaab al-Ali, a examiné avec son homologue jordanien, Ibrahim al-Badour, à Damas, les moyens de renforcer la coopération en matière de développement des services de santé, de sécurité pharmaceutique, de renforcement des capacités et d’échange d’expertises dans le domaine de la transformation numérique.
Développement des infrastructures de santé
Lors de cette réunion, al-Ali a souligné que cette rencontre, la première depuis la libération, ouvre de nouvelles perspectives de coopération directe entre les secteurs de la santé des deux pays, notamment en matière de développement des infrastructures sanitaires, de lutte contre les épidémies, cet ennemi commun qui ne connaît pas de frontières, ainsi que de développement du secteur pharmaceutique.
Il a expliqué que le secteur de la santé syrien est confronté à une transformation globale qui touchera tous les domaines de la santé, notamment la médecine, les hôpitaux privés, les industries pharmaceutiques, la lutte contre les épidémies et le développement des systèmes et structures juridiques, soulignant que des travaux sont en cours sur tous ces dossiers.
Défis auxquels est confronté le secteur de la santé
Le ministre al-Ali a évoqué les grandes souffrances endurées par le secteur de la santé en Syrie ces dernières années, privé de développement du fait des attaques directes menée par l’ancien régime contre les hôpitaux, de la destruction de nombreux centres de santé, de la pénurie d’équipements médicaux essentiels et de l’émigration du personnel médical.
« Ces défis exigent un travail considérable, mais le soutien des pays arabes frères constitue un puissant moteur pour la relance du secteur », a-t-il estimé.
Renforcer la coopération dans le secteur de la santé entre les deux pays
Pour sa part, le ministre Al-Badour a affirmé la volonté de la Jordanie d’élargir sa coopération avec la Syrie dans le secteur de la santé, soulignant plusieurs domaines sur lesquels il est possible de s’appuyer, notamment les soins de santé primaires, auxquels le gouvernement jordanien accorde la plus haute priorité.
Al-Badour a passé en revue l’expérience jordanienne en matière de médecine familiale, similaire au modèle britannique, qui offre des services complets dans un seul centre de santé, le décrivant comme une « porte d’entrée pour les patients ».
Les domaines de coopération proposés, selon Al-Badour, incluaient les aspects thérapeutiques, les maladies cancéreuses basées sur l’expérience du Centre de cancérologie du roi Hussein, en plus des domaines de l’alimentation et de la médecine, de l’éducation et de la formation médicales, de la gestion et de la planification de la santé et de la transformation numérique.
Il a fait l’éloge du personnel médical syrien, soulignant qu’il jouissait toujours d’une excellente réputation malgré les circonstances difficiles, et exprimé la volonté de la Jordanie d’apporter son soutien dans le domaine de la formation et de l’échange d’expériences.
À l’issue de la réunion, les deux ministres ont émis l’espoir que ces échanges aboutiraient à des résultats concrets, renforçant ainsi la coopération bilatérale et servant les intérêts des deux peuples frères. Cette session a été suivie de réunions secondaires directes entre les responsables concernés des deux pays.
L.Arfi