Paris, (SANA) L’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) a annoncé, dans un rapport, que la confiance des ménages français avait reculé en octobre à son plus bas niveau depuis juin 2013, selon une enquête menée auprès d’environ 2 000 ménages entre le 25 septembre et le 19 octobre.
Selon l’AFP, l’indicateur mesurant l’opinion des ménages sur l’évolution future du niveau de vie a reculé de six points en octobre, tandis que celui évaluant leur perception de l’évolution passée du niveau de vie a perdu trois points.
L’INSEE a précisé que ce dernier indicateur avait atteint son niveau le plus bas depuis le lancement de l’enquête en octobre 1972.
Selon l’agence, cette baisse s’explique principalement par la dégradation de l’appréciation des ménages concernant leur situation financière, dans un contexte de pessimisme croissant des Français quant aux perspectives de l’économie nationale.
Les inquiétudes liées au chômage s’accentuent également, tandis que la proportion de ménages estimant que les conditions sont favorables aux achats importants diminue.
Les perspectives des ménages concernant l’épargne demeurent relativement positives, malgré leur dégradation continue. L’indicateur global correspondant a reculé de deux points pour s’établir à 118 points, un niveau qui reste nettement supérieur à sa moyenne historique.
La proportion de ménages jugeant la période propice à l’épargne a diminué pour le deuxième mois consécutif, perdant six points, tandis que l’indicateur évaluant leur capacité future à épargner a reculé de trois points.
Concernant l’inflation, la proportion de ménages estimant que les prix ont fortement augmenté au cours des douze derniers mois est de nouveau en hausse.
Paris et plusieurs autres villes françaises ont été le théâtre, le 18 octobre, de manifestations massives contre la hausse du coût de la vie et la baisse du pouvoir d’achat, à environ six mois de l’élection présidentielle.
Ces rassemblements ont été marqués par des tensions et des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, ainsi que par des actes de vandalisme visant des bâtiments officiels, des commerces et des équipements publics.
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