Washington, (SANA) Dans le cadre d’une orientation visant à renforcer la coopération bilatérale et à développer les voies de connexion économique et régionale, le chargé d’affaires de l’ambassade de Syrie à Washington, Mohammad Qanatri, a affirmé que la Syrie entame une nouvelle phase de relations positives avec l’Irak.
Lors de sa participation à un événement consacré au projet de l’Initiative des Quatre Mers, organisé par l’Institut américain New Lines pour les stratégies et les politiques à Washington, Qanatri a déclaré, que la position géographique de la Syrie est un atout stratégique constant, située au carrefour de quatre mers — la Caspienne, la Méditerranée, le Golfe arabe et la mer Noire — ce qui lui confère une importance géopolitique majeure et une portée régionale élargie.
Qanatri a évoqué les relations tendues avec les pays voisins à cause des politiques du régime déchu, ce qui avait empêché la Syrie de tirer parti de son emplacement stratégique.
Qanatri a ajouté que la Syrie adopte aujourd’hui une voie différente permettant de transformer cette position en une véritable opportunité aux niveaux régional et international, dans le cadre de ce que l’on appelle « l’Initiative des Quatre Mers ».
Il a précisé que l’initiative vise à renforcer l’interconnexion entre les États à travers les réseaux d’énergie, d’électricité, de chemins de fer et de communications, de manière à redonner à la Syrie son rôle de point de liaison entre les pays.
Qanatri a indiqué que la phase actuelle connaît des conditions plus favorables, à la lumière des transformations régionales et des changements dans les politiques internationales, y compris la levée des sanctions avec le soutien des États‑Unis et de l’Union européenne, ainsi qu’avec l’appui de partenaires dans la région, ce qui ouvre la voie à un renforcement de la coopération régionale.
Il a affirmé que la région a un besoin croissant de corridors sûrs et fiables pour le transport de l’énergie.
Le gazoduc reliant Kilis à Alep est désormais opérationnel et que le flux de gaz a effectivement commencé, parallèlement à la poursuite des travaux sur les projets d’interconnexion électrique et au développement des voies de transport du pétrole et de l’énergie dans la region, a-t-il indiqué.
Il a également expliqué que l’Irak et la Syrie envisagent à remettre en service l’oléoduc Kirkouk– baniyas, avec une augmentation de sa capacité opérationnelle à environ deux ou deux millions et demi de barils, dans le cadre d’une vision d’expansion des projets énergétiques.
Il a affirmé que la Syrie a récemment enregistré des progrès dans les deux secteurs de l’énergie et des infrastructures, ainsi que le retour d’un grand nombre de citoyens, ce qui reflète des signes d’amélioration de la situation sur le terrain et de la conjoncture économique.
Qanatri souligne enfin que la Syrie cherche à consolider son rôle de point de liaison régional dans le cadre d’une vision fondée sur sa réintégration dans son environnement géographique et économique, de manière à contribuer au renforcement de la stabilité et du développement dans la région.
Ib.i./ r.f