Damas, (SANA) La participation du président Ahmad Al‑Charaa au Forum diplomatique d’Antalya intervient à un moment régional particulièrement sensible, a affirmé le directeur de la recherche et des études à l’Institut diplomatique du ministère syrien des Affaires étrangères et des Expatriés, Obaida Ghadban, dans une déclaration à l’Agence SANA.
Il a souligné que cette participation marque un nouveau tournant dans la diplomatie syrienne active, mettant en évidence le rôle de Damas comme acteur proposant des solutions aux crises régionales et consolidant sa position comme élément clé pour la stabilité et pour consolider la sécurité, l’énergie, l’économie et les chaînes d’approvisionnement dans la région.
Ghadban a indiqué que la participation au Forum diplomatique d’Antalya s’inscrit dans une dynamique diplomatique intense à travers laquelle la Syrie se présente comme un acteur capable d’apporter des solutions aux crises régionales. Il a rappelé que cette dynamique s’est illustrée par la visite du président ukrainien Volodymyr Zelensky à Damas, puis par la réunion du Conseil de coordination jordano‑syrien à Amman, où plusieurs propositions ont été avancées concernant l’énergie, les transports et les communications. Cette approche a été consolidée à Antalya en présence de dizaines de dirigeants et diplomates, notamment issus des pays de la région.
Ghadban a ajouté que la participation au Forum d’Antalya constitue également une continuité de l’élan diplomatique actif adopté par Damas depuis la chute de l’ancien régime il y a un an.
Ghadban a indiqué que les rencontres tenues en marge du Forum ont porté sur cinq dossiers essentiels : la situation stratégique dans la région et les moyens pour la Syrie de contribuer à résoudre la crise à travers des accords et des projets majeurs ; le renforcement de la sécurité et de la stabilité en Syrie par la consolidation des institutions militaires et sécuritaires ; le suivi du processus de transition politique, le dossier du retour des réfugiés, ainsi que les attaques israéliennes et les voies de les affronter sur les plans diplomatique, juridique et politique, en plus des questions économiques, des investissements et du développement des infrastructures.
Évoquant le niveau d’ouverture régionale et internationale envers la Syrie, Ghadban a affirmé que cette dynamique reste forte. Il a souligné l’intérêt manifeste des responsables politiques, des journalistes et des chercheurs pour la délégation syrienne conduite par le président Ahmad Al‑Charaa. Il a également mentionné les rencontres du président syrien avec plusieurs dirigeants régionaux, dont le président turc Recep Tayyip Erdoğan, le président pakistanais et l’Émir du Qatar, en plus d’autres entretiens importants.
Ghadban a souligné que la visite constitue une nouvelle confirmation de l’efficacité de la diplomatie syrienne et de la clarté de sa vision face aux crises régionales. Il a ajouté qu’elle s’inscrit dans la continuité de précédents accords avec plusieurs parties, ouvrant la voie à des visites bilatérales plus larges et plus approfondies, notamment dans le cadre de la tournée du Golfe actuellement en cours.
Ghadban a souligné que la Syrie dispose des atouts structurels nécessaires pour attirer de grands investissements, au premier rang desquels sa position géographique stratégique. Il a ajouté que la volonté politique, tant au niveau de la direction que de la population, est clairement orientée vers la construction d’un État stable, efficace et positif, capable de contribuer à la prospérité, à la sécurité et à la stabilité de la région.
S’agissant des orientations de la diplomatie syrienne pour la prochaine étape, Ghadban a expliqué qu’elle reposera sur deux axes principaux : le premier consiste à consolider les ententes existantes, les transformer en partenariats concrets et avancer dans la mise en œuvre des accords tout en traitant les défis qui les accompagnent. Le second axe vise à ouvrir de nouveaux canaux de coopération avec différentes régions du monde, en commençant par l’Europe, puis l’Afrique et l’Amérique du Sud, jusqu’à l’Asie de l’Est et du Sud‑Est.
R.Fawaz