Ankara, (SANA) Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a affirmé que son pays soutient l’accord du 18 janvier 2026 concernant le cessez‑le‑feu et l’intégration complète des forces locales au sein des institutions de l’État syrien, soulignant que les pratiques des (FDS) dans le dossier des prisonniers de Daech suscitent des inquiétudes.
L’agence de presse turque « Anadolu » rapporte que Fidan, à l’issue de sa rencontre avec l’envoyé spécial américain pour la Syrie, Thomas Barrack, à Ankara ce mardi, a déclaré : « La Turquie, en dépit de certaines réserves, soutient l’accord du 18 janvier, comme elle a soutenu celui du 10 mars. L’existence d’un accord est ce qui importe le plus pour Ankara ».
Il a insisté sur l’importance du décret n°13 de l’année 2026, promulgué par le président Ahmad al‑Charaa, qui affirme que les citoyens kurdes syriens constituent une partie essentielle du peuple syrien et que leur identité culturelle et linguistique est un élément fondamental de l’identité nationale syrienne multiple et unifiée.
Fidan a ajouté que la Turquie suit avec une grande inquiétude ce qu’il a qualifié de tentatives des FDS de « recycler » le dossier de relâcher les prisonniers de Daech.
Plus tôt dans la journée, le commandement des opérations de l’Armée arabe syrienne avait indiqué que les FDS s’étaient retirées de la périphérie du camp de Hol et avaient abandonné la surveillance, ce qui s’est soldé par la sortie des prisonniers qui s’y trouvaient.
Le gouvernement syrien a affirmé sa disposition à prendre en charge les sites entourant le camp afin d’assurer sa stabilité et de rétablir la sécurité dans la zone.
A.Ch.