New York, (SANA) Le représentant permanent de la Syrie auprès des Nations Unies, Ibrahim Olabi, a affirmé que la protection des civils est le fondement de la légitimité et de la stabilité, et que la Syrie est déterminée à incarner le respect du droit international humanitaire par le biais de l’état de droit, de la redevabilité et de la coopération sérieuse avec la communauté internationale.
Dans une déclaration mercredi devant une session du Conseil de sécurité de l’ONU, consacrée à la protection des civils dans les conflits armés, Olabi a remercié la présidence du Conseil d’avoir organisé cette importante discussion sur la protection des civils, à laquelle il était auparavant inimaginable que la Syrie participe à une telle session en joignant le geste à la parole.
« Protéger les civils n’est pas un slogan que je brandis aujourd’hui au nom de la Syrie, mais plutôt une blessure ouverte dans la mémoire des Syriens et des Syriennes qui ont vécu ce que signifie voir leurs maisons se transformant en fumée, et les hôpitaux devenant des cibles et des êtres humains des victimes sans refuge », a-t-il précisé.
Olabi a poursuivi : « La Syrie d’hier demeure un témoin douloureux et un exemple frappant du prix à payer de la violation du droit international humanitaire. Mais la Syrie d’aujourd’hui est déterminée à transformer ce souvenir en un engagement : un État qui protège, et non qui exclut ; qui soutient, et non qui néglige ; et qui consacre le respect du droit international humanitaire en paroles et en actes, par le biais de l’État de droit, de la redevabilité et d’une coopération sincère avec la communauté internationale. »
Olabi a déclaré : « Je vous adresse trois messages clairs : la protection des civils n’est pas une option, mais le fondement de la légitimité et la clé de la stabilité. Aucun État ne peut survivre sans protéger sa population. Il ne peut y avoir de protection sans justice. La justice transitionnelle n’est pas un processus parallèle, mais une garantie contre la répétition de tels actes, un moyen de réparation pour les victimes et un pont pour rétablir la confiance entre les citoyens et l’État. De plus, la protection des civils ne s’arrête pas avec la cessation des hostilités ; elle marque le début d’une nouvelle phase de relèvement, de reconstruction et de création de conditions sûres et dignes pour le retour des réfugiés et des personnes déplacées. »
Olabi a conclu sa déclaration en disant : « Le respect du droit international humanitaire, comme o, l’a dit à maintes reprises, ne se mesure pas aux mots, mais aux actes. En Syrie, nous avons beaucoup entendu parler d’engagement, mais nous en avons peu vu. Aujourd’hui, de ce point de vue, ce que nous avons vécu ne fait que renforcer notre détermination à ce que les victimes d’hier soient les gardiennes de l’avenir. »
L.Arfi