New York, (SANA) – Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté aujourd’hui, à l’unanimité, une résolution renouvelant le mandat de la Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement sur le Golan syrien occupé (FNUOD) pour une durée de six mois.
Dans son allocution, l’ambassadeur permanent de la Syrie auprès des Nations Unies, Ibrahim Olabi, a souligné que l’occupant israélien continue de bafouer l’Accord de désengagement de 1974, multipliant incursions et agressions dans le sud syrien, alors même que les rapports de l’ONU saluent l’engagement de la Syrie à faciliter le travail de la FNUOD et à garantir un environnement sûr, sans risques, mettant en garde contre les dangers auxquels les Casques bleus pourraient être exposés en raison de l’attitude téméraire d’Israël.
Olabi a indiqué que le Conseil de sécurité avait clairement et unanimement affirmé la nécessité de respecter et de mettre en œuvre l’Accord de désengagement sur le Golan, faisant savoir que les exposés présentés, notamment celui du Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, confirment sans équivoque qu’’Israël’’ continue de violer toutes les dispositions de l’accord, sans montrer la moindre intention de se retirer des zones où il s’est infiltré dans le Golan syrien occupé dans un avenir proche.
« ‘’Israël’’ occupe le Golan syrien depuis près de soixante ans, et l’Assemblée générale des Nations Unies a réaffirmé ce mois‑ci que le Golan est syrien, où cent vingt‑trois pays ont voté en faveur du retrait complet d’Israël de ce territoire », a-t-il ajouté.
Et Olabi de poursuivre : « Les forces d’occupation se trouvent depuis un an dans la zone de séparation où la FNUOD est déployée, et qu’elles s’avancent au-delà, tout en déclarant à plusieurs reprises leur refus de se retirer du sommet du mont Hermon ».
Olabi a mis en doute la crédibilité des affirmations israéliennes selon lesquelles leur présence dans la zone de séparation serait « temporaire et limitée », affirmé que la communauté internationale sait parfaitement qui viole et qui respecte l’accord, et qui cherche une solution par la médiation.
Il s’est interrogé sur ce que la Syrie retire de son respect du droit international, si ce n’est davantage d’agressions, d’incursions terrestres, d’attaques par drones, ainsi que des violences contre les civils syriens, leur enlèvement et leur meurtre.
« L’ONU avait, à plusieurs reprises, salué l’engagement de la Syrie à faciliter le travail de l’UNDOF, à lui garantir un environnement sûr et sans entraves, et à lui permettre d’exercer librement son mandat », a-t-il dit.
Olabi a conclu en mettant en garde contre les dangers auxquels les Casques bleus pourraient être confrontés en raison de l’imprudence israélienne dans leur zone d’opérations.
L.S.