Washington, (SANA) Une étude scientifique récente a montré que les troubles du sommeil, notamment l’insomnie et le manque de sommeil, ne se limitent pas à provoquer fatigue et épuisement, mais sont également associés à des modifications dans la structure de régions cérébrales responsables de l’attention, de la prise de décision et de la régulation des émotions.
Le quotidien britannique Western Morning News a indiqué avant‑hier que l’étude avait été menée par une équipe de recherche de la Florida International University, dirigée par le Dr Matthew Sutherland, et publiée dans la revue Scientific Reports ; les chercheurs y ont analysé les résultats de dizaines d’études antérieures portant sur le lien entre les troubles du sommeil et les modifications cérébrales.
Les résultats de l’analyse ont révélé une association entre les troubles du sommeil et des changements dans des régions cérébrales essentielles, notamment le thalamus, qui joue un rôle dans la concentration et le traitement de l’information, ainsi que le cortex cingulaire postérieur, lié à la motivation, à la prise de décision et à la régulation des réponses émotionnelles.
Sutherland a expliqué que ces modifications pourraient contribuer à éclairer certains symptômes associés aux troubles du sommeil, tels que les variations d’humeur, la faible maîtrise des émotions et la baisse de la capacité de concentration, ajoutant qu’elles pourraient accroître le risque de blessures, en particulier chez les personnes âgées souffrant de sommeil fragmenté.
Les troubles du sommeil se divisent en deux catégories principales : la dyssomnie, qui englobe les difficultés à s’endormir ou à maintenir le sommeil, et la parasomnie, qui inclut des phénomènes tels que le somnambulisme et les cauchemars.
Les chercheurs ont indiqué que comprendre l’impact des troubles du sommeil sur le cerveau pourrait contribuer à développer des approches thérapeutiques plus précises, permettant de préserver les fonctions liées à l’attention, à la prise de décision et à l’équilibre émotionnel.
Ces résultats mettent en lumière l’importance d’un sommeil suffisant et régulier pour préserver la santé cérébrale et les fonctions cognitives, et pour mieux comprendre l’impact des troubles du sommeil sur la santé globale.
mch