Berlin, (SANA) Une étude scientifique récente a révélé un mécanisme pouvant expliquer la baisse des taux d’asthme et d’allergies chez les enfants vivant dans des fermes.
Certains types de bactéries présentes dans l’intestin des bovins pourraient jouer un rôle important dans le renforcement de la protection naturelle contre ces maladies.
Le site scientifique allemand Wissenschaft.de a indiqué, dans un rapport publié ce mercredi, que l’étude a été menée par des chercheurs du Helmholtz Munich en collaboration avec l’hôpital universitaire Ludwig-Maximilians, sous la supervision de la chercheuse Giulia Bagiani et la direction de Markus Ege. Le groupe a analysé des échantillons provenant de 1 018 enfants et a conclu que neuf types de bactéries présentes dans l’intestin des bovins libèrent des composés transportés par l’air qui, une fois inhalés, activent deux récepteurs dans l’appareil respiratoire, contribuant à réduire la réponse immunitaire excessive liée aux allergies.
Les chercheurs ont précisé que ces bactéries, classées parmi les bactéries à Gram positif, expliquent environ les deux tiers de l’effet protecteur contre l’asthme et près de la moitié de la protection contre le rhume des foins et l’eczéma, tandis que d’autres micro-organismes, comme les champignons, n’ont pas montré d’effet préventif comparable.
L’équipe de recherche a souligné que ces résultats pourraient ouvrir la voie au développement de traitements imitant l’effet protecteur de l’environnement agricole, afin de réduire le risque d’asthme et d’allergies chez les enfants des villes sans qu’ils aient besoin d’être exposés directement aux milieux d’élevage. Ces résultats renforcent l’hypothèse scientifique selon laquelle une exposition précoce à certains micro-organismes pourrait contribuer au développement du système immunitaire et réduire le risque de maladies allergiques à des stades ultérieurs de la vie.
mch