Washington, (SANA) Dans une nouvelle avancée dans le traitement de l’hypertension, une étude récente indique que réduire la pression artérielle systolique à moins de 120 mmHg pourrait offrir des bénéfices cardiovasculaires supérieurs à ceux des objectifs thérapeutiques traditionnels.
Selon un rapport publié hier vendredi par le site scientifique ScienceDaily, ce niveau de contrôle pourrait contribuer à réduire de manière significative le risque de crises cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux.
D’après le rapport, l’étude a été menée par des chercheurs du réseau médical Mass General Brigham aux États‑Unis, une institution académique et sanitaire regroupant plusieurs hôpitaux universitaires affiliés à l’université Harvard. Les chercheurs se sont appuyés sur une vaste analyse de données et des modèles de simulation pour évaluer les effets sanitaires à long terme.
Les résultats ont montré que viser des niveaux plus bas de pression artérielle est associé à une diminution plus importante des taux d’insuffisance cardiaque et d’AVC, comparativement à des objectifs plus élevés comme 130 ou 140 mmHg, même en tenant compte des erreurs de mesure courantes en clinique.
En revanche, l’étude a averti que cette approche thérapeutique plus stricte pourrait s’accompagner d’effets secondaires tels que des étourdissements, des épisodes d’hypotension aiguë et des problèmes rénaux, ainsi qu’une augmentation du recours aux médicaments et du suivi médical, même si les analyses suggèrent qu’elle pourrait rester « rentable » à l’échelle du système de santé.
Il est à noter que l’application de cette approche nécessite un équilibre précis entre les bénéfices thérapeutiques potentiels et les effets secondaires, tout en tenant compte de l’état de santé de chaque patient individuellement.