Washington, (SANA) Les États-Unis ont demandé aux pétroliers et aux navires commerciaux traversant le détroit d’Ormuz de respecter des horaires précis afin de bénéficier de la « meilleure protection aérienne » américaine, dans un contexte de multiplication des attaques contre les navires.
Le Financial Times a rapporté samedi, citant des courriels envoyés à des conseillers maritimes par le Centre de coopération et d’orientation navale pour la navigation (NCAGS), que Washington avait réduit, depuis le début du mois, les périodes de protection aérienne des navires à deux créneaux horaires précis par jour, alors qu’elle assurait auparavant cette protection pendant des périodes nocturnes plus étendues.
Le quotidien a précisé que les navires « ne sont pas tenus de traverser aux horaires indiqués », mais qu’ils sont encouragés à le faire afin de bénéficier du meilleur soutien possible, soulignant que la navigation pendant les heures d’obscurité « ne s’est pas révélée être la plus sûre » face aux menaces pesant sur le trafic maritime commercial.
Le journal a cité Joshua Tallis, analyste maritime à l’institut américain CNA, selon lequel la fixation de créneaux de passage permet aux États-Unis de concentrer leurs capacités militaires et d’assurer une meilleure protection aux navires. Il a indiqué que l’exploitation d’un avion militaire américain avancé pouvait coûter entre 25 000 et 75 000 dollars par heure.
Cette mesure intervient sur fond d’intensification des frappes réciproques entre les États-Unis et l’Iran dans la région, dans ce qui est désormais qualifié de « guerre des pétroliers ». Plus de 70 navires commerciaux ont été attaqués depuis le début de la guerre, le 28 février dernier.
Depuis le début de la guerre, l’Iran cible régulièrement des pétroliers et des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz. Téhéran a également annoncé son intention d’y « imposer une zone restreinte », avertissant que les navires qui y pénétreraient seraient soumis à ce qu’il a qualifié de « sanctions ».
a.h/mch
Washington impose des créneaux de passage à Ormuz pour sécuriser le transit maritime