Santiago (SANA) – L’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet a annoncé samedi soir qu’elle retirait sa candidature au poste de secrétaire général de l’ONU, affirmant que sa candidature avait contribué à relancer le débat sur la nécessité pour une femme latino-américaine de diriger l’organisation internationale.
L’Agence France-Presse a rapporté les propos de Mme Bachelet : « J’annonce ma décision de ne pas poursuivre ma candidature au poste de secrétaire général de l’ONU », ajoutant : « Certains estiment que le moment n’était pas propice à une candidature qui incarnait la vision que je souhaitais présenter, mais je ne regrette pas d’avoir relevé ce grand défi. »
Le retrait de Michelle Bachelet est intervenu après le troisième cycle de consultations informelles du Conseil de sécurité de l’ONU, le 18 septembre, dans le cadre du processus de sélection du successeur du Secrétaire général actuel, António Guterres. L’ancienne vice-présidente du Costa Rica, Rebecca Greenspan, est arrivée en tête de ce troisième cycle, suivie de l’ambassadrice du Guyana auprès des Nations Unies, Caroline Rodriguez Birkett.
Aucune femme n’a occupé le poste de secrétaire général des Nations Unies depuis la création de l’organisation il y a plus de quatre-vingts ans, et ce poste n’a été occupé que par un seul responsable d’Amérique latine, le Péruvien Javier Pérez de Cuéllar, qui l’a occupé entre 1982 et 1991.
Suite au retrait de Bachelet, sept candidats restent en lice pour succéder à Guterres – quatre femmes et trois hommes – dont le second et dernier mandat s’achève le 31 décembre.
L.a.