New York, (SANA) Un nouveau rapport de l’ONU met en garde contre les inquiétudes croissantes liées à la possibilité d’une guerre à grande échelle dans le monde,la perspective d’une guerre à grande échelle s’est brutalement rapprochée. En deux ans, elle a gagné 16 places dans le classement des menaces les plus imminentes établi par les Nations Unies.
Le constat ressort du Global Risk Report de l’ONU, est un sondage basé sur les réponses de 1300 représentants de gouvernements, d’organisations internationales, de la société civile, du secteur privé et du monde universitaire, interrogés dans toutes les régions du monde.
La guerre est aussi le seul des 28 risques examinés à figurer parmi les plus préoccupants selon quatre critères : importance, imminence, liens avec d’autres menaces et manque de préparation de la communauté internationale pour y faire face.
Selon le rapport, par rapport à 2024, le risque d’une guerre à grande échelle a progressé de 16 places dans le classement des menaces les plus imminentes à court terme, enregistrant la plus forte hausse parmi l’ensemble des risques étudiés.
Quelque 36 % des participants estiment que les conséquences d’une guerre à grande échelle pourraient toucher une grande partie de l’humanité au cours de l’année à venir, tandis que 76 % pensent que cela pourrait se produire dans les sept prochaines années.
Les participants ont également indiqué que la guerre à grande échelle figure parmi les menaces auxquelles la communauté internationale est encore la moins préparée.
Les guerres en tête des préoccupations mondiales
« Les conclusions donnent à réfléchir. Les risques politiques sont passés au premier plan », écrit le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, dans la préface du rapport. « Dans le même temps, les institutions censées y répondre sont jugées moins capables d’agir ».
Ce basculement ne se limite pas aux régions directement exposées aux conflits. La guerre à grande échelle et les tensions géopolitiques figurent parmi les 10 risques jugés les plus importants dans chacune des sept régions étudiées.
En 2024, chacun de ces risques ne figurait parmi les cinq premiers que dans une seule région.
D’autres inquiétudes gagnent du terrain. En Asie de l’Est et du Sud-Est, les personnes interrogées se montrent davantage préoccupées par le risque d’une crise financière mondiale, les conséquences négatives de l’intelligence artificielle et la concentration du pouvoir entre les mains des entreprises technologiques. Les risques liés à l’IA entrent également dans les 10 premiers en Europe et en Amérique du Nord.
A l’inverse, le risque de nouvelles pandémies ou de crises biologiques disparaît du top 10 dans toutes les régions. Deux ans auparavant, il comptait encore parmi les principales menaces en Asie de l’Est et du Sud-Est, en Amérique latine et dans les Caraïbes ainsi qu’en Afrique subsaharienne.
L’interconnexion des menaces mondiales
Le rapport met en garde contre un possible effet d’éviction : à mesure que guerres et crises géopolitiques monopolisent l’attention, certaines menaces environnementales risquent de reculer dans les priorités politiques, sans être devenues moins graves.
L’intelligence artificielle constitue un autre point de vulnérabilité. Les risques associés à l’IA et aux autres technologies de pointe, ainsi que la concentration du pouvoir technologique, sont considérés comme nettement plus importants qu’en 2024. c’est face à ces menaces que le système multilatéral est jugé le moins préparé.
Le changement climatique reste au centre des préoccupations
Dans ce paysage bouleversé, une constante demeure : l’inaction face au changement climatique reste considérée comme le risque mondial le plus important. Elle figure parmi les premières préoccupations dans toutes les régions, tout comme les pénuries de ressources naturelles.
[9/16/2026 11:05 AM] France Sana: Le rapport avertit d’un possible effet d’éviction : à mesure que guerres et crises géopolitiques monopolisent l’attention, certaines menaces environnementales risquent de reculer dans les priorités politiques, sans être devenues moins graves.
La coopération internationale face aux risques
Selon les résultats de l’étude sur lesquels s’appuie le rapport de l’ONU, selon les personnes interrogées, tient moins à l’absence de solutions qu’à la difficulté de les mettre en œuvre. Faiblesse des mécanismes de gouvernance et de coordination, manque de consensus politique, déficit de confiance et de responsabilité arrivent en tête des obstacles cités. S’y ajoutent une mauvaise hiérarchisation des priorités, des résistances politiques, publiques ou économiques et le manque de données disponibles.
L’ONU précise que le Rapport sur les risques mondiaux 2026 reflète les perceptions des participants concernant les risques et ne constitue pas une prédiction de l’avenir.
Elle souligne que la perception des menaces influence les décisions politiques et l’allocation des ressources et peut, par conséquent, contribuer à identifier les crises que le monde est en mesure de prévenir.
rs/l.a