Al-Qods occupée, (SANA) Le Centre de Gaza pour les droits de l’homme a mis en garde contre l’effondrement du secteur des transports dans la bande de Gaza, en raison du maintien par les autorités israéliennes de l’interdiction d’introduire des pièces de rechange, des huiles, des pneus et des équipements de maintenance, sous prétexte qu’ils sont classés comme des biens à double usage.
La crise des transports menace les services essentiels à Gaza
Dans un communiqué publié dimanche, le Centre a indiqué qu’environ 70 % des véhicules civils étaient totalement ou partiellement hors service, tandis que les pertes directes subies par le secteur des transports s’élevaient à quelque 2,8 milliards de dollars, selon des données officielles dans le territoire.
Il a souligné que la pénurie de fournitures de maintenance menace plusieurs secteurs essentiels, notamment les services d’ambulance, la défense civile, l’approvisionnement en eau, l’assainissement, les boulangeries et le transport de l’aide humanitaire. Il a précisé qu’un grand nombre d’ambulances avaient cessé de fonctionner en raison de l’usure des moteurs et du manque d’huile et de pièces de rechange, ce qui fragilise davantage le système de secours.
La pénurie de pièces détachées menace les services vitaux
Le Centre a averti que la poursuite de la crise pourrait entraîner l’arrêt des pompes à eau ainsi que des stations de dessalement et d’assainissement, alors que les prix des pièces de rechange connaissent une forte hausse. Dans certains cas, le prix d’un bidon d’huile moteur a atteint environ 3 500 dollars.
Appel international à lever les restrictions sur les moyens de secours
Le Centre a estimé que l’interdiction d’acheminer les équipements nécessaires au transport et à la maintenance, s’inscrivait dans le cadre plus large du blocus israélien imposé à la bande de Gaza et contribuait à rendre le territoire invivable. Il a appelé la communauté internationale et les Nations unies à faire pression pour lever les restrictions à l’entrée de ces produits et à inclure la politique de restriction des moyens de transport et de secours dans les enquêtes en cours sur les crimes commis dans le territoire.
Israël accusé de chercher à paralyser le transport et le fret
Le 9 août, l’Observatoire euro-méditerranéen des droits de l’homme avait déjà averti qu’Israël cherchait délibérément à paralyser le système de transport et de fret dans la bande de Gaza, notamment en détruisant des camions et les entrepôts des entreprises de transport, en ciblant leurs chauffeurs et en empêchant l’entrée de véhicules de remplacement et de pièces de rechange.
am