Genève, (SANA) Le Bureau des Nations unies pour la coordination des Affaires humanitaires (OCHA) a indiqué que l’année 2025 avait enregistré un nouveau record de violences visant les travailleurs humanitaires. Au total, 907 d’entre eux ont été tués, blessés ou enlevés à travers le monde.
L’OCHA a précisé que, bien que le nombre de travailleurs humanitaires tués ait légèrement diminué l’an dernier, s’établissant à 350 décès, l’ampleur globale des violences auxquelles ils sont exposés demeure extrêmement préoccupante.
Gaza est la zone la plus dangereuse au monde pour la troisième année
L’agence onusienne a également souligné que, pour la troisième année consécutive, la bande de Gaza est restée l’endroit le plus dangereux au monde pour les travailleurs humanitaires. Au total, 186 d’entre eux y ont perdu la vie. Le Soudan arrive en deuxième position avec 71 décès enregistrés.
Les drones armés, une menace en expansion
OCHA note notamment que «la prolifération de drones armés bon marché et adaptables est particulièrement préoccupante», qui «permettent à un nombre toujours plus important d’acteurs d’avoir accès à une puissance létale». Au Soudan, les drones armés ont été ainsi à l’origine de «80% des morts parmi les civils au cours des quatre premiers mois de 2026, frappant notamment des marchés et des établissements de santé ».
Au Soudan, les drones armés seraient responsables de 80% des décès de civils enregistrés au cours des quatre premiers mois de 2026, avec des attaques ayant notamment touché des marchés et des établissements de santé.
Plus de 1 000 travailleurs humanitaires ont été tués depuis 2023
Pour sa part, le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a qualifié ce niveau de violence d’effroyable et a exhorté les États à respecter les lois de la guerre et à traduire les auteurs en justice.
« Faire respecter le droit international humanitaire »
« Plus de 1000 travailleurs humanitaires ont été tués en seulement trois ans, et c’est totalement inacceptable », a déclaré le chef des opérations humanitaires de l’ONU, Tom Fletcher. « Mais le simple fait de le dénoncer ne les protégera pas ».
« Mais le simple fait de dénoncer cette situation ne suffira pas à protéger le prochain travailleur humanitaire. Les États doivent faire respecter le droit international humanitaire et utiliser tous les moyens à leur disposition pour protéger les civils et nos collègues. Et pour ceux qui enfreignent les règles, il doit y avoir de réelles conséquences », a-t-il ajouté.
« Les drones armés sont devenus le nouveau visage d’un vieux danger : la destruction délibérée ou imprudente de vies civiles », a déclaré M. Fletcher. « La technologie peut évoluer, mais les lois de la guerre, elles, ne changent pas. »
Bushra Khalidi, responsable de la politique humanitaire mondiale chez Oxfam, a appelé à une meilleure protection des travailleurs humanitaires, déclarant : « Nous assistons à un assaut contre l’action humanitaire elle-même. »
ls