Zurich, ( SANA) le Centre Européen de Prévention et de Contrôle des Maladies (ECDC) a révélé que 240 personnes ont été infectées par la fièvre du Nil occidental dans plusieurs pays européens depuis le début de la saison de transmission en juin dernier.
Selon un rapport du Centre, publié aujourd’hui par le site suisse Blue News, l’Italie arrive en tête avec 139 cas, suivie de la Grèce avec 61 cas, tandis que d’autres infections ont été recensées en Espagne (17), en Macédoine du Nord (13), en Roumanie (6), en France (4) et un cas en Allemagne.
La propagation du virus
Les données de l’Institut Robert Koch, relevant du ministère allemand de la Santé, indiquent qu’environ 20 % des personnes infectées par le virus du Nil occidental présentent des symptômes similaires à ceux de la grippe, tandis que des formes sévères se développent chez une personne sur cent.
Les données montrent également que 59 régions en Europe ont été touchées par le virus cette année, dont plus de la moitié en Italie, notamment dans le nord du pays.
Fin juillet, l’Organisation mondiale de la santé avait appelé à renforcer la vigilance après l’enregistrement d’un nombre croissant de cas dans le sud de l’Europe, soulignant que le virus circule principalement entre les moustiques et les oiseaux, et que les moustiques infectés peuvent transmettre la maladie à l’homme durant les mois d’été, en particulier entre juillet et septembre.
Les moyens de prévention
Il n’existe ni traitement spécifique ni vaccin contre la fièvre du Nil occidental, une maladie zoonotique transmise principalement par les moustiques et pouvant provoquer une encéphalite aiguë, parfois mortelle.
La prise en charge reste symptomatique, tandis que les experts recommandent de porter des vêtements longs dans les zones où les moustiques sont présents, d’utiliser des répulsifs et d’éliminer les lieux de reproduction des moustiques autour des habitations.
Une équipe de recherche italienne a récemment découvert des anticorps prometteurs susceptibles d’ouvrir la voie à de nouveaux traitements, voire à de futurs vaccins, selon l’Université de la Suisse italienne.
Ib.i./mch