Genève (SANA) La Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) a assuré que la fermeture du détroit d’Ormuz a des répercussions importantes sur la vie de près d’un milliard de personnes vivant dans des pays à économie fragile.
Dans un rapport publié mardi, l’organisation explique que ces économies fragiles sont parmi les plus durement touchées, soulignant que sur les 75 pays les moins avancés et petits États en développement, 65 dépendent du pétrole importé.
Le rapport ajoute que la hausse des prix de l’énergie dans ces pays entraînera une augmentation des coûts et des choix difficiles entre le paiement des factures de carburant et l’investissement dans les services publics essentiels.
« Les économies fragiles verront leurs coûts d’importation de pétrole augmenter de 20 milliards de dollars par an en raison d’une hausse de 50 % si les prix restent inchangés aux niveaux de 2024 », a indiqué le rapport.
Selon le rapport, l’augmentation des factures d’importation de pétrole peut creuser les déficits des comptes courants et affaiblir les taux de change, entraînant une hausse des taux d’intérêt, un durcissement des conditions de crédit et un ralentissement de la croissance économique, en particulier dans les économies aux marges de manœuvre budgétaires limitées.
Les marchés mondiaux subissent d’importantes fluctuations en raison de la guerre israélo-américaine, qui a contribué à la hausse des prix du pétrole et des niveaux d’inflation.
L.a.