New York, (SANA) Soixante États, dont plusieurs contribuant à la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), ont condamné les attaques continues visant les forces de maintien de la paix, appelant à un arrêt immédiat des hostilités et à la poursuite des responsables de ces agressions.
Selon l’AFP, l’ambassadeur indonésien auprès des Nations unies, Umar Hadi, a lu une déclaration commune au nom des soixante pays, exprimant la condamnation la plus ferme des attaques répétées contre la FINUL, en particulier les récents incidents ayant entraîné la mort de trois Casques bleus indonésiens et blessé d’autres soldats français, ghanéens, népalais et polonais.
La déclaration a souligné la nécessité pour l’ONU de mener des enquêtes rapides, transparentes et exhaustives sur toutes les attaques visant les forces internationales, affirmant l’importance de tenir les auteurs pour responsables. Elle a également dénoncé les comportements agressifs inacceptables récemment enregistrés contre les membres et le commandement de la FINUL, sans mentionner explicitement la responsabilité de l’occupant israélien dans ces agressions.
La déclaration a en outre appelé à la désescalade, à la cessation des hostilités et au retour à la table des négociations, insistant sur l’importance de préserver l’unité, l’intégrité territoriale et la souveraineté du Liban.
L’occupation israélienne poursuit ses violations flagrantes du droit international et des résolutions onusiennes, ayant intensifié ces derniers mois ses attaques délibérées contre les positions et patrouilles de la FINUL dans le sud du Liban, par des tirs directs et des bombardements, causant morts et blessés parmi les Casques bleus. L’attaque la plus marquante reste celle du 29 mars dernier, qui a coûté la vie à trois soldats indonésiens et blessé plusieurs autres.
La FINUL, qui compte environ 8 200 soldats issus de 47 pays, est déployée dans le sud du Liban, où des affrontements opposent depuis le 2 mars Israël et la milice du Hezbollah, dans le prolongement du conflit ayant éclaté le 28 février entre les États‑Unis et Israël d’un côté, et l’Iran de l’autre.
AM.