Capitales, (SANA) Les négociations “sous les bombes” s’imposent comme cadre structurant du processus politique dans la guerre américano-israélienne–iranienne, où les contacts diplomatiques se déroulent sous la pression d’opérations militaires continues et d’un renforcement américain croissant, parallèlement à la poursuite des frappes visant des installations liées aux programmes nucléaire et balistique iraniens.
Parallèlement, des signes ont émergé d’une médiation turque, égyptienne et pakistanaise pour transmettre des messages entre les parties, tandis que Washington a envoyé une proposition en 15 points pour mettre fin à la guerre, tout en poursuivant son renforcement militaire. Dans le même temps, des pays européens et du Golfe ont insisté sur la nécessité de protéger les infrastructures énergétiques et de rétablir la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz.
Washington : des négociations sous pression militaire
Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a affirmé que les États-Unis poursuivent les négociations “par l’intermédiaire des bombes”, indiquant que les opérations militaires se poursuivront tant que nécessaire, et que les forces américaines conservent toute latitude pour mener leurs frappes contre les cibles liées aux programmes nucléaire et balistique iraniens.
Dans le même contexte, le président américain Donald Trump a déclaré que Washington enregistrait des progrès dans les contacts avec Téhéran, affirmant que les Iraniens avaient offert un “grand cadeau” concernant le dossier du pétrole et du gaz ainsi que la navigation dans le détroit d’Ormuz, ce qui indique l’existence de canaux de communication indirects parallèlement à la poursuite des opérations militaires.
Des médias ont révélé que Washington avait transmis un plan en 15 points pour mettre fin à la guerre, comprenant le démantèlement du programme nucléaire iranien, l’arrêt du soutien aux groupes alliés, la réouverture du détroit d’Ormuz, ainsi qu’un cessez-le-feu temporaire d’un mois pour examiner les détails de l’accord. La Maison-Blanche a toutefois confirmé que les opérations militaires se poursuivaient sans interruption jusqu’à l’atteinte de leurs objectifs, malgré l’étude de nouvelles options diplomatiques.
Extension du champ des opérations militaires
Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a révélé avoir mené des frappes contre plus de neuf mille cibles militaires à l’intérieur de l’Iran depuis le début des opérations, confirmant avoir visé des installations militaires, des centres de commandement et des usines de missiles et de drones.
Dans le même contexte, des médias américains ont rapporté, citant des responsables, que Washington envisageait de déployer trois mille soldats de la 82e division aéroportée au Moyen-Orient, une mesure pouvant indiquer des préparatifs à de nouveaux scénarios d’escalade.
Des rapports ont également fait état de l’arrivée de milliers de Marines américains dans la région, dans le cadre du plus important déploiement militaire observé depuis des années.
Israël : les opérations pourraient se poursuivre plusieurs semaines
Le ministre israélien de la Défense a annoncé que les forces israéliennes avaient largué près de quinze mille bombes sur des cibles à l’intérieur de l’Iran depuis le début des opérations, soit quatre fois plus que durant la précédente guerre de douze jours.
Dans le même contexte, des médias israéliens ont indiqué que les opérations militaires pourraient se poursuivre entre deux et trois semaines supplémentaires, même avec l’ouverture des négociations, tandis que le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a affirmé la poursuite des frappes pour atteindre les objectifs de la guerre.
Intenses mouvements diplomatiques
Des rapports ont indiqué que le Pakistan avait remis à Téhéran une proposition américaine de désescalade, tandis que la Turquie continue de transmettre des messages entre Washington et Téhéran dans le cadre d’efforts visant à ouvrir une voie de négociation directe.
Le président français Emmanuel Macron a appelé l’Iran à s’engager de bonne foi dans les négociations, soulignant la nécessité de protéger les infrastructures énergétiques et de rétablir la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz.
La Chine a également exhorté les parties à saisir les opportunités disponibles pour entamer des négociations, tandis que le Kremlin a affirmé ne pas avoir reçu d’informations officielles concernant le plan américain en 15 points.
M.Ch.