Capitales , (SANA) Malgré l’escalade militaire observée ces derniers jours dans la région du détroit d’Ormuz, les États-Unis et l’Iran s’orientent vers la désescalade et la relance du processus de dialogue engagé plus tôt ce mois-ci.
Toutefois, les divergences concernant la gestion du détroit et la liberté de navigation demeurent le principal défi à la mise en œuvre de l’accord provisoire conclu entre les deux parties.
Première réunion du comité sur le détroit d’Ormuz à Mascate
Dans le développement le plus récent, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, chargé des affaires juridiques et internationales, Kazem Gharibabadi, a annoncé ce lundi la tenue de la première réunion du comité conjoint irano-omanais consacré au détroit d’Ormuz, dans la capitale omanaise Mascate.
Selon Reuters, les discussions ont porté sur l’avenir de la gestion du détroit ainsi que sur les droits souverains des États riverains, à savoir l’Iran et le Sultanat d’Oman, qui se partagent les deux rives de ce passage maritime stratégique.
Cette rencontre est la première depuis la signature du mémorandum d’entente entre Téhéran et Washington.
Gharibabadi a précisé que les deux délégations avaient procédé à un échange des points de vue sur les modalités futures de la gestion du détroit et sur les prérogatives des pays concernés.
Doha accueille un nouveau round de négociations
Parallèlement, Axios et CNN, citant des responsables américains, ont révélé que Washington et Téhéran étaient convenus d’une suspension provisoire de leurs activités militaires respectives, tout en maintenant ouverts les canaux diplomatiques.
Une nouvelle réunion est prévue mardi à Doha, au Qatar, afin de poursuivre les discussions transférées de Suisse à la suite de la récente montée des tensions dans le détroit d’Ormuz.
Selon les responsables américains, les négociations porteront essentiellement sur les aspects techniques de la mise en œuvre du mémorandum d’entente, notamment les dispositions relatives à la navigation dans le détroit.
Les deux parties entendent également consolider la désescalade et garantir la libre circulation des navires dans cette voie maritime stratégique.
De son côté, Téhéran n’a pas encore confirmé officiellement sa participation à la réunion de Doha.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a toutefois affirmé que son pays souhaitait appliquer le mémorandum « avec de bonne intention », conformément au principe du « respect des engagements contre respect des engagements ».
Gharibabadi a également confirmé la poursuite de la coordination avec le Sultanat d’Oman concernant l’avenir du détroit.
Une trêve fragile et des désaccords persistants
Ces initiatives interviennent après les affrontements les plus graves enregistrés depuis la conclusion du mémorandum d’entente.
Au cours des quatre derniers jours, les États-Unis et l’Iran ont échangé des frappes militaires à la suite d’attaques visant des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz, avant que Washington n’annonce une suspension temporaire des hostilités.
Selon CNN, ces événements ont mis en évidence la fragilité de la trêve entre les deux pays, tout en démontrant que les deux parties privilégient toujours la reprise des négociations plutôt qu’une confrontation militaire de grande ampleur susceptible de menacer la sécurité du Golfe et les approvisionnements énergétiques mondiaux.
Les marchés à l’attente des résultats de Doha
Sur le plan économique, les tensions ont continué de peser sur les marchés de l’énergie.
Le baril de Brent est remonté au-dessus de 72 dollars après la reprise des affrontements, avant que l’annonce d’un cessez-le-feu temporaire ne limite la hausse des prix.
rkh / L.a.