Paris (SANA) Plusieurs départements de l’Ouest de la France restent placés en vigilance rouge en raison de crues et d’intempéries qualifiées d’« ampleur exceptionnelle ».
Selon un reportage publié par le journal français « Le Monde », après trente-six jours consécutifs de pluie — un record depuis le début des relevés météorologiques en 1959 d’après Météo-France — quatre départements de l’Ouest (Gironde, Lot-et-Garonne, Charente-Maritime et Maine-et-Loire) demeuraient en vigilance rouge crues jeudi matin.
La Loire-Atlantique a également été placée en vigilance rouge pour le tronçon « Loire aval ». Quinze à dix-huit autres départements restaient en vigilance orange pour crues, vents, vagues-submersion ou avalanches, notamment le long de la façade atlantique, sur le littoral méditerranéen occitan et dans les Alpes.
« Le Monde » rapporte que le ministre délégué chargé de la transition écologique, Mathieu Lefèvre, a estimé que l’épisode d’intempéries « est loin d’être terminé ». De son côté, Météo-France prévoit un temps plus sec à partir de vendredi sur une large moitié sud du pays, tout en avertissant, par la voix de la directrice du service Vigicrues, Lucie Chadourne-Facon, que l’arrêt des pluies ne signifie pas la fin des crues.
Le reportage souligne que les fortes précipitations ont entraîné des perturbations importantes des transports. Le trafic ferroviaire a été affecté, notamment sur les axes Nantes-Angers et Bordeaux-Narbonne, ainsi qu’au sud de Bordeaux. Des difficultés de circulation ont également été signalées sur plusieurs autoroutes du sud, dont l’A9, l’A61 et l’A62.
Concernant la gestion de la crise, « Le Monde » indique que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a réuni à Matignon plusieurs ministres, préfets et professionnels afin de suivre l’évolution de la situation. Le gouvernement a lancé les procédures de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour les zones touchées.
Une commission interministérielle doit examiner les premiers dossiers des communes sinistrées, notamment celles situées le long de la Charente, de la Dordogne, de la Garonne, de la Gironde, de la Loire et de la Maine.
Le journal précise également que le gouvernement a annoncé le déblocage immédiat d’un tiers des projets hydrauliques en instruction, soit 13 projets sur 35, ainsi que le recensement de l’ensemble des projets hydrauliques en cours (barrages, digues, canaux et systèmes de protection contre les inondations). D’autres projets devraient être débloqués dans les trois mois, et le fonds hydraulique de l’État sera porté à 60 millions d’euros par an.
Enfin, selon le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), la recharge des nappes phréatiques est actuellement « très active » et la situation des eaux souterraines est jugée globalement satisfaisante, malgré la gravité des crues en cours.
A.Ch.