New York (SANA) L’ONU a mis en garde contre la poursuite par l’occupation israélienne du déplacement des Palestiniens en Cisjordanie occupée, indiquant que plus de 900 Palestiniens ont été contraints de quitter leurs maisons depuis le début de l’année 2026 en raison de l’escalade de la violence des colons et des démolitions.
Le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, a expliqué dans une déclaration à la presse que les agressions des colons sont la principale cause du déplacement, en plus des démolitions, soulignant que les dernières semaines ont connu une inquiétante escalade.
Dujarric a ajouté que le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) a documenté, entre le 20 janvier dernier et le 2 février, plus de 50 attaques menées par des colons israéliens. Celles-ci ont causé des victimes palestiniennes, des dégâts matériels, ou les deux.
Il a précisé que l’ONU procède à une évaluation initiale des dégâts et des besoins afin d’orienter la réponse humanitaire. Le porte-parole a souligné la nécessité pour toutes les parties de respecter le droit international humanitaire, notamment concernant la protection des Palestiniens et des infrastructures civiles.
Il a averti que la poursuite de ces violations aggrave la gravité de la situation humanitaire dans les territoires palestiniens occupés.
Dujarric a noté que l’ONU continue de recevoir des plaintes au sujet du non-respect par Israël du protocole humanitaire de l’accord de cessez-le-feu en vigueur dans la bande de Gaza depuis le 10 octobre dernier, relatif à l’entrée de carburant, d’aides humanitaires et d’équipements de déblaiement.
Il a également révélé que plus de 18 500 patients dans la bande de Gaza ont encore besoin de soins spécialisés non disponibles localement, renouvelant l’appel à rouvrir les voies de transfert des malades vers la Cisjordanie occupée, y compris Al-Qods-Est, afin d’alléger la pression sur le système de santé épuisé du secteur.
En mai 2024, Israël avait pris le contrôle du côté palestinien du passage de Rafah et interdit le passage des personnes, imposant des restrictions sévères sur les mouvements. Seules des quantités limitées de carburant et d’aides avaient été autorisées, aggravant ainsi la crise humanitaire dans le secteur.
Bien que le passage ait été remis en service au début de cette semaine, les autorités d’occupation ont empêché ces derniers jours plusieurs groupes de blessés de voyager via Rafah malgré l’achèvement de leurs procédures médicales. Cela aggrave la crise sanitaire croissante dans le secteur et empêche des milliers de patients d’accéder à des soins spécialisés hors de Gaza.
R.Kh / M.Ch.