Al Qods occupée, (SANA) Depuis le début de sa guerre de génocide contre la bande de Gaza, l’occupation israélienne utilise l’eau comme une arme, imposant la soif comme politique systématique contre les Gazaouis. Cela se traduit par le bombardement des sources d’eau et des réseaux d’irrigation, ainsi que par l’interdiction d’acheminer le carburant et les matériaux indispensables pour la réhabilitation des infrastructures.
Le bureau d’information du gouvernement à Gaza a indiqué que l’occupation a détruit 720 puits d’eau, les mettant hors service, privant ainsi plus d’un million deux cent cinquante mille personnes d’accès à une eau potable.
« L’occupation empêche l’entrée du carburant nécessaire au fonctionnement minimal des puits, des stations d’épurations, des véhicules de collecte des déchets et des autres secteurs vitaux. Cette situation a provoqué une paralysie quasi totale des réseaux d’eau et d’assainissement, aggravant la propagation des épidémies », selon le bureau d’information à Gaza.
De plus, l’occupation a coupé la dernière ligne électrique alimentant la dernière station centrale de dessalement de l’eau, située au sud de Deir al-Balah, au centre de la bande de Gaza.
Catastrophe environnementale et sanitaire au nord de la bande de Gaza
L’Union des municipalités de Gaza a indiqué qu’Israël a détruit, au cours des deux années de génocide, 90 % des puits, 80 % des réseaux d’eau et d’assainissement, ainsi que 90 % des engins lourds, et a averti qu’une catastrophe sanitaire et environnementale menace désormais une région que l’occupation a transformée en zone sinistrée, et inhabitable.
Crise de soif étouffante à Gaza
La municipalité de Gaza a, de son côté, mis en garde contre l’aggravation de la crise de l’eau potable, conséquence de la rupture des conduites lors des travaux de terrassement menés par les forces d’occupation à l’est de la ville. Cette conduite alimentait près de 70 % des besoins actuels en eau de la population. Par ailleurs, les infrastructures en eau ont subi une destruction massive, incluant la démolition d’environ 85 % des puits de la ville, ce qui a considérablement réduit la marge des approvisionnements disponibles pour les habitants.
Elle a précisé que la demande quotidienne en eau avant la guerre dépassait les 100 000 m³, alors qu’actuellement seul un faible pourcentage de ces besoins est disponible, entraînant un déficit d’environ 90 % par rapport aux niveaux d’avant-guerre. Ce chiffre illustre de manière alarmante l’ampleur du fossé entre la demande et l’approvisionnement.
Appel urgent pour sauver ce qui reste de la vie humaine
Les municipalités de Gaza ont lancé un appel pressant aux institutions internationales et gouvernementales, exhortant la communauté internationale à intervenir pour préserver ce qui reste de la vie humaine dans la bande de Gaza, conformément aux lois et normes internationales.
Elles ont demandé de faire pression sur l’occupation afin de fournir aux municipalités les moyens essentiels, notamment le carburant nécessaire au fonctionnement des puits, des stations de pompage des eaux usées et des véhicules de collecte des déchets, ainsi que l’entrée des matériaux indispensables à la réparation des puits et des pompes endommagées.
Violation de l’accord de cessez-le-feu et des droits internationaux
Bien que l’accord de cessez-le-feu, entré en vigueur le 10 octobre dernier, stipule l’engagement de l’occupation à ouvrir les points de passage et à permettre l’acheminement des quantités convenues de denrées alimentaires, d’aides humanitaires et médicales, ainsi que des matériaux de reconstruction et d’hébergement, mais Israël continue de violer cet accord et les droits internationaux qui considèrent la privation d’eau comme un crime de guerre, tandis que la communauté internationale reste incapable de prendre des mesures concrètes pour y mettre fin.
R.F.