Al-Quds occupée (SANA) Gaza vit dans des conditions humanitaires difficiles, qui s’aggravent rapidement en raison du blocus continu et des opérations militaires israéliennes visant directement les Palestiniens.
Dans une mesure qui accentue la crise, les autorités d’occupation ont décidé d’interdire à plusieurs organisations humanitaires internationales d’opérer dans le territoire, plaçant ainsi des millions de Palestiniens face à une véritable catastrophe humanitaire.
Un défi aux efforts internationaux
Cette décision a été largement condamnée par la communauté internationale, qui y voit un défi majeur aux efforts humanitaires dans la région et une menace directe pour des vies humaines, alors que Gaza souffre d’une grave pénurie de denrées alimentaires, de médicaments et d’eau potable. Selon la communauté internationale, ces mesures constituent une violation des droits humains et il est urgent de faciliter les opérations humanitaires dans les grandes crises.
Le ministère palestinien des Affaires étrangères a condamné cette décision arbitraire prise par les autorités d’occupation israéliennes, estimant qu’Israël cherche à restreindre et empêcher l’action humanitaire dans les territoires palestiniens occupés. Le ministère a affirmé qu’Israël, en tant que puissance occupante illégale, ne détient aucune souveraineté sur les territoires palestiniens et n’a donc pas le droit de suspendre ou d’entraver le travail des organisations humanitaires.
Des organisations internationales mettent en garde
Face à la persistance de la situation humanitaire difficile à Gaza, plusieurs organisations internationales actives dans le territoire ont mis en garde contre l’impact de la décision israélienne de leur interdire d’opérer, qui risque d’aggraver la crise.
Des organisations telles que les Nations Unies, l’Organisation mondiale de la Santé, le Comité international de la Croix-Rouge, Médecins sans frontières, le Conseil norvégien pour les réfugiés, CARE, World Vision et Oxfam ont exprimé leur profonde inquiétude face aux conséquences de cette décision, soulignant que l’interdiction de fournir une aide entraînera davantage de souffrances pour les civils de Gaza, qui ont un besoin urgent de soutien.
Ces organisations ont indiqué que cette décision entrave leur capacité à fournir un soutien vital à des millions de Palestiniens confrontés à une catastrophe humanitaire. Elles ont ajouté que cette interdiction constitue une menace directe pour la vie des habitants de Gaza, dont beaucoup nécessitent des soins médicaux urgents, en plus d’une grave pénurie de médicaments essentiels.
Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a qualifié de honteuse la décision d’Israël d’annuler les permis de travail de 37 organisations internationales et humanitaires opérant dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, avertissant des graves conséquences humanitaires qui en découleront.
Avertissements de l’Union européenne
De leur côté, les pays de l’Union européenne ont averti que la décision des autorités d’occupation israélienne dans la bande de Gaza sinistrée entraverait l’acheminement des aides vitales aux Palestiniens, qui font face à une situation humanitaire catastrophique.
Des responsables de l’Union européenne ont déclaré que l’interdiction faite aux organisations humanitaires d’opérer dans le secteur contrevient aux principes des droits de l’homme, et entraîne davantage de souffrances pour les civils palestiniens, soulignant la nécessité de permettre à ces organisations de travailler sans aucune ingérence de la part d’Israël.
Arrêter les mesures arbitraires
Pour sa part, l’organisation internationale Médecins Sans Frontières a demandé à l’occupation israélienne de mettre fin à ses mesures arbitraires et de lui permettre de poursuivre son action médicale et humanitaire dans la bande de Gaza et en Cisjordanie durant l’année 2026. Elle a appelé les autorités d’occupation à garantir l’enregistrement de Médecins Sans Frontières et d’autres ONG internationales afin de continuer leur travail en Cisjordanie et à Gaza, tout en réaffirmant son strict engagement envers les normes professionnelles et les politiques qui assurent l’accès des aides à leurs bénéficiaires.
Les organisations onusiennes et internationales avaient demandé aux autorités d’occupation israélienne de revenir sur leurs décisions concernant les organisations humanitaires dans les territoires palestiniens et à Gaza, ce qui mettrait complètement fin à leurs activités.
La décision des autorités d’occupation est entrée en vigueur depuis hier jeudi, et 37 organisations humanitaires sont menacées d’interdiction de leurs activités dans la bande de Gaza si elles n’ont pas transmis aux autorités israéliennes avant minuit hier, les noms de leurs employés palestiniens.
Selon des médias palestiniens, le gouvernement d’occupation a commencé à envoyer des notifications officielles à des dizaines d’organisations internationales stipulant l’annulation de leurs licences et les obligeant à mettre fin à leurs activités d’ici le mois de mars prochain.
Cette décision de l’occupation s’inscrit dans le cadre de campagnes systématiques de restriction visant le travail des organisations humanitaires opérant dans les territoires palestiniens, alors que la situation humanitaire et sociale se détériore en raison des violations de l’occupation en Cisjordanie et de la guerre d’extermination dans la bande de Gaza, malgré l’accord de cessez-le-feu conclu en octobre dernier.
AM/ M.Ch.