Koweït, (SANA) – Le Koweït renforce l’intégration de la durabilité environnementale dans son modèle de développement, en transformant ses politiques en programmes mesurables fondés sur la gouvernance, la gestion des risques et les données, conformément à la Vision « Koweït 2035 » et à la transition vers une économie verte.
La protection de l’environnement, la réduction des émissions, l’efficacité énergétique et la préservation de la biodiversité figurent parmi les priorités gouvernementales, avec pour objectif de préserver les ressources naturelles pour les générations futures.
Vers la neutralité carbone
Selon un rapport publié mardi par l’Agence de presse koweïtienne (KUNA), le pays a lancé en novembre 2023 sa stratégie bas carbone, en coopération avec le Programme des Nations unies pour l’environnement et les organismes nationaux concernés.
Le Koweït vise la neutralité carbone d’ici à 2060 et entend diversifier son mix énergétique, développer les énergies renouvelables, valoriser les déchets à des fins énergétiques et améliorer l’utilisation des ressources.
Les énergies renouvelables au cœur de la transition
Le projet d’Al-Shagaya figure parmi les principaux projets d’énergie renouvelable du pays, avec une capacité totale prévue de 1 600 MW, répartie en deux phases de 1 100 et 500 MW.
La stratégie énergétique nationale vise par ailleurs à porter la part des énergies renouvelables à environ 50 % d’ici à 2050, dans le cadre de la diversification du mix énergétique et du développement des solutions propres.
Une gouvernance environnementale renforcée
En 2026, le Koweït a adopté un système gouvernemental de rapports sur la durabilité environnementale comprenant 14 indicateurs mesurables. Ce dispositif doit permettre de constituer une base nationale de données, d’évaluer l’impact des programmes et d’améliorer la prise de décision.
Les organismes publics commenceront à préparer leurs rapports annuels sur la durabilité début 2027, en vue de leur présentation en 2028.
Gestion des risques environnementaux
La gestion des risques constitue également un axe majeur de cette politique. Un registre national recense huit principaux risques environnementaux, tandis que 36 incidents liés notamment à la qualité de l’air, à la pollution marine, aux matières dangereuses et aux eaux usées ont été traités en 2026.
Dans le domaine climatique, le Koweït poursuit ses engagements au titre de l’Accord de Paris et a formé une centaine de participants aux négociations climatiques.
Protection des écosystèmes et du milieu marin
Le Koweït accorde un intérêt particulier à la protection des réserves naturelles, des habitats et du milieu marin. Un programme national de surveillance et d’élimination des déchets marins est développé avec la participation de plus de 20 organismes.
Le pays cherche parallèlement à améliorer la surveillance environnementale, la gestion des déchets et l’utilisation des eaux traitées, tout en progressant vers une économie circulaire.
64 initiatives pour végétaliser les espaces publics
Le Koweït développe également ses espaces verts, ses parcs et ses réserves naturelles. En 2026, le Conseil des ministres a approuvé 30 initiatives de végétalisation et d’aménagement des espaces publics, portant à 64 le nombre de projets approuvés depuis décembre 2024.
Ces initiatives associent le gouvernement, le secteur privé et la société civile afin d’améliorer l’environnement urbain et la qualité de vie.
Reboisement et lutte contre la desertification
Les autorités poursuivent leurs programmes de reboisement et de lutte contre la désertification, notamment par la plantation d’espèces adaptées au climat local et l’installation de barrières destinées à limiter le déplacement des dunes.
Le développement des jardins et des parcs publics contribue parallèlement à accroître les espaces verts et à améliorer le paysage urbain.
Des rapports environnementaux dans les gouvernorats
Les gouvernorats participent à cette dynamique à travers l’initiative « Gouvernorat durable », qui prévoit l’élaboration de rapports sur leur performance environnementale.
Les indicateurs portent notamment sur la consommation d’énergie et d’eau, les déchets et leur recyclage, les espaces verts ainsi que les programmes de formation et de sensibilisation. L’objectif est de faire de la durabilité une pratique institutionnelle régulière et mesurable.
Une coopération internationale face aux défis environnementaux
Le Koweït accorde également une importance particulière à la coopération régionale et internationale en matière d’environnement. Le pays participe aux efforts internationaux de lutte contre le changement climatique, notamment dans le cadre de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques et de l’Accord de Paris.
En décembre 2025, le Koweït a accueilli son premier sommet sur la gouvernance environnementale et sociale durable, qui a porté sur le renforcement de la coopération régionale et la transition vers un modèle énergétique plus diversifié et durable.
La durabilité au service de la qualité de vie
À travers ces politiques, le Koweït entend faire de la durabilité une démarche institutionnelle intégrée, fondée sur la gouvernance, les données, la gestion des risques et la participation de la société.
Cette approche englobe la gestion efficace des ressources naturelles, la sécurité alimentaire, la protection de la biodiversité, l’adaptation au changement climatique et le soutien aux technologies propres et à l’innovation.
Le pays entend ainsi concilier les besoins actuels et les droits des générations futures, en plaçant la protection de l’environnement et la gestion durable des ressources au service de la qualité de vie et du bien-être humain.
a.h/rb