Damas, (SANA) La Syrie et le Liban sont convenus de poursuivre les études techniques et économiques relatives au projet de rétablissement de la liaison ferroviaire entre les deux pays, ainsi que de relier le port de Tripoli au réseau ferroviaire syrien via la gare d’Al-Akkari, jusqu’à Homs.
Cette étape doit ouvrir la voie à l’organisation d’un atelier de travail conjoint consacré à l’étude de la viabilité économique du projet, de son coût, de ses sources de financement et de ses modalités de mise en œuvre.
Cet accord est intervenu à l’occasion d’une visite effectuée hier, dimanche, au Liban par une délégation technique du ministère syrien des Transports et de l’Établissement public des chemins de fer syriens.
La délégation était présidée par le vice-ministre des Transports chargé du transport terrestre et président de l’Autorité générale des chemins de fer syriens, Mohammad Rahhal.
Elle comprenait également le directeur du transport terrestre, Ali Esber, le directeur adjoint de l’Établissement public des chemins de fer syriens, Ismaïl Al-Charm, ainsi que plusieurs responsables concernés.
Inspection sur le terrain du tracé ferroviaire
La délégation syrienne et la partie libanaise ont procédé à une inspection sur le terrain du tracé ferroviaire reliant le port de Tripoli à la frontière syrienne et à la gare d’Al-Akkari.
Cette visite visait à évaluer l’état actuel du tracé, à identifier les obstacles et les problèmes existants, ainsi qu’à déterminer les exigences techniques nécessaires à sa réhabilitation.
La tournée a notamment concerné le port de Tripoli, où les deux délégations ont inspecté l’emplacement de la gare ferroviaire et le tracé de la ligne en direction d’Al-Abboudiyé, en passant par la zone économique et l’aéroport de Qleyaat.
La portion située sur le territoire libanais s’étend sur environ 35 kilomètres. Les études et travaux techniques nécessaires seront poursuivis en fonction des résultats des examens et études réalisés par le consultant.
Les deux délégations se sont ensuite rendues à la frontière entre les deux pays, où elles ont inspecté les restes des anciennes infrastructures et voies ferrées, avant de poursuivre jusqu’à la gare d’Al-Akkari, du côté syrien. Celle-ci constitue le point de raccordement proposé avec la ligne libanaise, puis avec Homs et le reste du réseau ferroviaire syrien.
Relancer la connexion régionale et renforcer les échanges commerciaux
Dans une déclaration accordée aujourd’hui, lundi, à la correspondante de SANA, le vice-ministre des Transports chargé du transport terrestre, Mohammad Rahhal, a expliqué que cette visite avait pour objectif d’évaluer l’état de l’ancienne ligne ferroviaire et de déterminer les besoins techniques nécessaires au rétablissement de la liaison entre les deux pays.
Il a précisé que l’inspection avait couvert le tracé partant du port de Tripoli, passant par la zone économique, l’aéroport de Qleyaat et le poste-frontière d’Al-Abboudiyé, jusqu’à la gare d’Al-Akkari, du côté syrien.
Rahhal a indiqué que cette tournée faisait partie de la visite effectuée à Damas, au mois d’août dernier, par le ministre libanais des Travaux publics et des Transports, Fayez Rasamny. Lors de cette visite, les deux parties étaient convenues de poursuivre les travaux en vue de réactiver la liaison ferroviaire entre les deux pays.
Il a ajouté que la connexion avec le Liban s’inscrivait dans le cadre de l’orientation du ministère visant à renforcer les liaisons régionales et à favoriser, dans l’avenir, les échanges commerciaux, en faveur des deux pays.
Une liaison techniquement réalisable
De son côté, le directeur général adjoint de l’Établissement public des chemins de fer syriens, Ismaïl Al-Charm, a déclaré à SANA que la portion devant être complétée du côté syrien s’étend sur environ cinq kilomètres jusqu’à la gare d’Al-Akkari.
Il a fait savoir que l’inspection préliminaire avait démontré la faisabilité technique du raccordement, tout en soulignant la nécessité de poursuivre les études et la coordination entre les deux parties concernant les spécifications techniques de la ligne.
Al-Charm a également précisé que les anciennes lignes font l’objet de plusieurs défis techniques qui devront être traités au cours des différentes phases de réhabilitation.
Le projet de liaison ferroviaire entre le Liban et la Syrie remonte à une ligne historique qui reliait autrefois le port de Tripoli au réseau ferroviaire syrien en passant par Al-Abboudiyé. Son exploitation est interrompue depuis plusieurs décennies.
Les efforts actuels visent à réhabiliter ce tracé conformément aux exigences et aux normes modernes, afin de renforcer la connexion entre le port de Tripoli et le réseau ferroviaire syrien et d’ouvrir la voie, à terme, au développement de corridors régionaux de transport et de logistique.
A.Ch.