Damas, (SANA) Les activités de la 63e édition de la Foire internationale de Damas, qui s’est achevée ce vendredi, se sont transformées en un rendez-vous culturel arabe de qualité, marqué par le retour notable de plusieurs ambassades et pays arabes, qui ont renoué les liens humains après des années d’absence et renforcé les liens de fraternité et d’affection unissant le peuple syrien à ses frères arabes.
Les pavillons arabes ont mis en lumière leurs identités et leurs riches patrimoines, dans une démarche culturelle et civilisationnelle visant à faire découvrir au public syrien les costumes, les arts et l’artisanat traditionnel propres à chaque pays, conférant ainsi à cet événement historique une dimension culturelle et humaine venant s’ajouter à son activité commerciale.
Pavillon égyptien : la djellaba et les textiles traditionnels
Le pavillon égyptien a mis l’accent sur l’industrie du filage et les textiles traditionnels. Le représentant de la société Al-Chami Fashion, Amr Mohammad Al-Chami, a indiqué à SANA que la participation avait présenté la djellaba et la robe égyptiennes confectionnées à la main, reflétant une partie de l’identité égyptienne ancestrale.
Il a souligné que la djellaba en coton reste largement répandue dans le monde arabe grâce à sa qualité et à son prix compétitif, affirmant que la participation à la foire constitue un marché prometteur pour les échanges commerciaux et le développement des produits égyptiens.

Pavillon soudanais : rituels du café et henné de la mariée
Le pavillon de l’ambassade du Soudan a proposé une expérience visuelle et sensorielle vivante. Batoul Jibril a souligné que cette participation avait permis de faire découvrir à nouveau l’identité soudanaise au public syrien, à travers la présentation des tenues traditionnelles des mariés, de plats en paille fabriqués à la main, du henné soudanais, de l’encens et de produits agricoles.
Jibril a expliqué que l’objectif principal de cette participation était d’offrir au public syrien une fenêtre directe sur les particularités de la société soudanaise, son quotidien et ses coutumes ancestrales, soulignant le vif intérêt suscité par les produits alimentaires et les objets artisanaux exposés.
Un espace a également été consacré aux rituels de préparation et de torréfaction du café, qui occupent une place sociale particulière au Soudan et s’inscrivent dans les traditions liées aux mariages.
Pavillon libyen : architecture des places et artisanat du palmier
Le pavillon libyen a bénéficié d’un vaste espace et d’une remarquable diversité patrimoniale. Le responsable du pavillon, Abdel Majid Dandouna, a expliqué que la participation avait mis l’accent sur la richesse historique de la Libye à travers des espaces consacrés à l’architecture, aux objets artisanaux populaires et aux vêtements traditionnels, offrant au visiteur un parcours visuel à travers les villes libyennes et leurs monuments historiques.
Les objets exposés comprenaient notamment des pièces de poterie anciennes, des articles artisanaux en feuilles de palmier, des tapis en laine, ainsi que des costumes traditionnels et des objets historiques.

Un artiste plasticien libyen a également réalisé une peinture en direct représentant des sites syriens, notamment la mosquée des Omeyyades et les norias de Hama, dans une scène illustrant la fraternité et les échanges culturels arabes.
La Foire internationale de Damas, dont la première édition s’est tenue en 1954, compte parmi les plus anciens salons du Moyen-Orient. Sa 63e édition, a réuni quelque 1 000 organismes et entreprises de 60 pays, confirmant le rôle historique du Salon comme un pont entre le commerce mondial et les échanges intellectuels et culturels.

















mch